Drop files to upload.
Faithlife Corporation

Devenir un chrétien contagieux

Sermon  •  Submitted
0 ratings
· 95 views
Notes & Transcripts

 « Devenir un chrétien contagieux ? »

1. Introduction

L’un des missionnaires qui a le plus marqué la deuxième moitié du 19e siècle est sans contredit Hudson Taylor. Dieu l’a utilisé d’une manière exceptionnelle de sorte que le pays entier a été touché d’une manière quelconque par ce grand homme. Plus de 1 000 missionnaires ont répondu à l’appel de Dieu à cause de cet homme. Hudson Taylor était un homme consacré et dévoué pour les âmes perdues. Il était prêt à faire tout ce qu’il fallait sans compromettre sa foi. Ainsi, un jour, lors de ses voyages au travers la Chine, il a remarqué que les Chinois riaient de lui. Ils trouvaient qu'il portait de drôle de vêtements (Il venait d’Angleterre). C'est ainsi qu'en dépit du désaccord des autres missionnaires, il s'habilla comme les Chinois. Il était convaincu que son habillement était un obstacle à l’avancement de l’Évangile. Il était prêt à être un ami des pécheurs en s’identifiant à eux afin de mieux les atteindre.

Il existe une multitude de manières d’évangéliser, mais la plus efficace est sans aucun doute l’évangélisation par la relation.

Regardez ces statistiques convaincantes :

Évangélisation relationnelle 78%

Évangélisation par un pasteur 6%

École du dimanche 5%

Évangélisation par les programmes d’Église 3%

Évangélisation sur la rue 3%

Evangélisation par l’entraide 2%

Évangélisation par les programmes de visite 2%

Évangélisation par les croisades ou la télévision 1/2%

L’Evangélisation relationnelle est la méthode la plus efficace que Dieu nous ait donnée.

2. Pourquoi parler de ce sujet ?

« Pourquoi ai-je choisi de faire une série de sermons sur ce sujet ? »

Regardez le cycle de vie normale des églises.

Cycle de vie d’une Église

Période de croissance :

Orientée: vers le futur

Conduite: par la vision

Focus: champ de mission

Croissance: conversions

Période de plateau :

Orientée: vers le présent

Conduite: par des programmes

Focus: la congrégation

Croissance: par transfert

Période de déclin :

Orientée: vers le passé

Conduite: par les structures

Focus: le noyau

Aucune croissance

Où croyez-vous que nous nous situons ?

Peut-être sommes-nous entre la période de croissance et de plateau ? Je ne crois pas que nous ayons atteint la période du déclin, mais le danger est toujours là. Et parce que j’ai une phobie extraordinaire de devenir un pasteur d’une église morte, j’ai cru important de nous stimuler à notre plus grande mission. Comme un bon berger, je dois absolument vous nourrir sur la santé de l’évangélisation de notre Église.

Cette série, je la fais pour moi personnellement. Comme nous aurons l’occasion de le voir, si l’évangélisation relationnelle est la méthode la plus efficace, il faut avoir des relations avec les sans-Églises. Mais voyez-vous, j’ai très peu de relations avec les sans-Églises. Cela est dû, premièrement, au genre de travail que j’ai, mais deuxièmement, parce que les statistiques démontrent qu’avec les années, les croyants ont de moins en moins de relations avec les sans-Églises. C’est pourquoi, je vais enseigner au moins six semaines sur ce sujet.  « Regardons maintenant pourquoi il est si important de développer l’évangélisation relationnelle dans nos vies. Nous regarderons trois raisons. »

I. La vision de Jésus

Pour être une Église toujours en croissance, il faut avoir la même vision que Jésus. Qu’est-ce qui peut bien me motiver à influencer mon prochain avec ma foi ?

 

1. Les hommes et femmes sont importants pour Dieu

La Bible et l’histoire de l’humanité nous démontrent que Dieu est concerné par les hommes et les femmes. Ils sont le summum de sa création. Toute la création a été créée pour le bien de l’homme et la gloire de Dieu. La création a été faite sur mesure pour l’homme.

C’est ce que les penseurs appellent : le principe anthropique. Le principe anthropique se résume en affirmant que le but de l'univers dans lequel nous vivons est d'entretenir et de nourrir la vie humaine. Changez quelques éléments de notre système actuel et vous provoquerez des catastrophes au point que cela éliminera toute possibilité de vie.

C’est pourquoi les écologistes de la planète luttent avec autant de vigueur. Ils sont peut être les plus conscients de cela. Cette vérité met en évidence que Dieu, le créateur, est vraiment concerné par les hommes. Il a tout fait pour que l’homme puisse jouir au maximum de son milieu.

Dieu n’est pas seulement concerné par ses enfants, mais par tous les hommes et les femmes puisqu’il affirme dans 1 Timothée 2.3-4 : « Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » Jésus est encore plus clair lorsqu’il dit dans Matthieu 5.44-45 : « Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. »

Jésus nous demande d’aimer les hommes et les femmes qui ne connaissent pas Dieu. Il nous demande de les aimer comme lui-même les aime en prenant soin d’eux et de la création pour leur bien.

2. Il ne faut pas suivre l’exemple du peuple d’Israël

Dieu avait confié une responsabilité à Israël. Dieu avait béni Israël pour qu'ils soient une bénédiction pour les nations. Dieu avait choisi Israël pour révéler au monde les bontés de Dieu. Israël a failli à sa tâche. Dieu lui a ravi la bénédiction et l'a donnée à l'Église.

C'est le sens de la parabole des talents ou des mines. Le maître, symbole de Dieu, confie à ses serviteurs une tâche. Cette tâche était de faire prospérer les bénédictions de Dieu. Deux serviteurs l'ont fait, un a refusé. Alors que Dieu a demandé des comptes, les deux premiers on été accueillis dans la joie de leur maître tandis que le serviteur infidèle a été rejeté.

Cette attitude d’indifférence était si enracinée parmi le peuple d’Israël que la majorité d’entre eux était offensée lorsque Jésus prenait soin des hommes et des femmes. Jésus aimait être entouré de personnes qui n’étaient pas religieuses, mais qui étaient rejetées par la société, des septiques, des brebis galeuses. Ce n’était sûrement pas le genre de personnes qui étaient les plus attirantes !

3. Jésus est venu chercher ceux qui sont perdus

Regardons l’une de ces histoires dans Luc 15.1-10. C’est, sans aucun doute, l’une des paraboles les plus connues que Jésus ait enseignées. Cette parabole fait partie d’un ensemble de trois paraboles: La brebis perdue (versets 3-7) ; La drachme perdue (versets 8-10) ; Le fils prodigue (versets 11-32) Ces trois paraboles véhiculent le même message : Dieu s’intéresse au plus haut point à ceux qui sont perdus.

Imaginez la scène : D’un côté, il y a ce Jésus, puissant enseignant, spectaculaire par ses

oeuvres, prophète, envoyé de Dieu et qui côtoie de méchants pécheurs et de l’autre, il y a ces chefs religieux dont l’idée de s’associer avec ceux qu’on considérait comme sans espoir, des pécheurs, leur répugnait. Pourtant, Jésus le fait. Jésus, Dieu fait homme, s’associe volontiers aux pécheurs. Il vit en leur présence, parle avec eux, les instruit et par-dessus tout, il pardonne. Même ses ennemis l’avaient accusé dans Luc 7.34: « C'est... un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. »

Jésus veut nous instruire par cette histoire. Il veut nous démontrer le coeur de Dieu, un Dieu plein de compassion envers le pécheur, envers l’homme qui se reconnaît perdu. Jésus veut que nous ayons la même compassion envers les perdus. Il veut que nous désirions le même salut pour eux. Mais Jésus veut aussi nous instruire sur l’orgueil spirituel et l’insensibilité envers ceux qui sont perdus.

Jésus veut nous mettre en garde contre l’orgueil spirituel envers les perdus. Pour cela, Jésus va enseigner ces trois paraboles. Toutes les trois parlent d’une chose ou d’une personne perdue et de la réjouissance lorsqu’elle est retrouvée.

a. Première parabole : la brebis perdue (versets 4-5)

L’image que Jésus utilise pour expliquer l’importance d’une âme perdue qui se convertit est très commune à cette époque. Cela faisait partie de la vie quotidienne de ses auditeurs. Certaines personnes peuvent regarder avec mépris l’image de ce berger comme si c’était un métier de deuxième ordre, mais ce travail était très honoré à cette époque.

Le roi David venait d’une famille de bergers. Plusieurs fois, Dieu est comparé à un berger dans l’Ancien Testament comme dans le Psaume 23. Dieu se présente souvent comme un berger comme dans Ésaïe 40.11 : « Comme un berger, il paîtra son troupeau, Il prendra les agneaux dans ses bras, Et les portera dans son sein; Il conduira les brebis qui allaitent. »

Dans le Nouveau Testament, Jean 10 est le passage le plus convaincant. Au verset 11, Jésus se présente comme le berger : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. »

Donc, Jésus présente Dieu comme le berger et les pécheurs, comme des brebis. Dans cette parabole, Jésus représente le travail de Dieu pour sauver le pécheur comme un berger qui recherche sa brebis perdue. Le berger qui a perdu une brebis de son troupeau qui en comprenait cent les laisse toutes pour ramener la brebis perdue. Jésus ne voulait pas dire par là que les quatre-vingt-dix-neuf autres brebis n’étaient pas importantes, mais il voulait plutôt souligner que cette brebis perdue était très importante et représentait les gens de mauvaise vie avec qui Jésus mangeait.

Le point est que Jésus trouve que cela vaut la peine de délaisser les autres brebis pour

aller s’occuper d’une seule qui est perdue. Considérez la joie que produit le salut d’une brebis perdue au verset 8.

La récompense de l’âme retrouvée (versets 5-8)« Lorsqu'il l'a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. »

Lorsqu’il a trouvé sa brebis, il la met sur ses épaules. C’était une coutume habituelle chez les bergers. Considérez la joie que cela procure de retrouver ce qui était perdu. Il est question de la joie dix fois dans ce chapitre. Cette joie céleste est le point central des trois paraboles. Cela démontre que le salut est un sujet de joie et de louange dans le ciel. Et cela doit l’être aussi dans la vie et le service de ceux qui possèdent ce salut et le prêchent sur la terre.

Le pécheur repentant qui est sauvé produit de la joie chez Dieu. Le mot grec pour « joie » sous-entend l’idée de « se réjouir avec quelqu’un », de « prendre part à la joie d'un autre ».

Donc, c’est l’idée de se réjouir avec Dieu du miracle de la conversion. Non seulement il doit y avoir de la joie parmi le peuple de Dieu, mais le texte nous dit que même dans le ciel, il y a de la joie : « De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de

repentance. » (Verset 7)

Luc 15.10: « De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »

Le Père se réjouit et le Fils et les anges avec lui.

b. Deuxième parabole : la drachme perdue (versets 8-10)

Dans la deuxième parabole, nous retrouvons les mêmes deux idées importantes.

Premièrement, la recherche intense de ce qui est perdu.

Deuxièmement, la joie que procure le fait de l’avoir retrouvé.

c. Troisième parabole : le fils perdu (versets 11-32)

Les mêmes vérités sont enseignées et l’attitude d’Israël est soulignée.

Le fils aussi était perdu.

Le fils aussi était retrouvé.

La joie qui remplit le coeur du père, Dieu.

Mais la mauvaise attitude du fils ainé, symbolisant l’attitude arrogante des leaders religieux.

Trois paraboles qui insistent sur l’importance pour Jésus de chercher et d’atteindre ceux qui sont perdus. Il y a là toute une insistance sur la valeur d’une âme perdue. Voilà pourquoi Jésus se préoccupait de toutes ces personnes dans le besoin. Il ne pouvait pas rester indifférent. Tout son ministère a été le reflet de cette recherche de ceux qui sont perdus. Jusque sur la croix, Jésus était en train de sauver ceux qui étaient perdus comme les brigands qui l’entouraient. Lorsque le perdu est conscient de cet amour persévérant, il ne peut résister à son appel. C’est parce qu’il aime le pécheur que Jésus est si patient vis-à-vis ceux qui résistent à son appel.

4. Suis-je préoccupé par les perdus ?

Lorsque je lis des histoires comme celle-là, je suis obligé d’admettre mon manque de fardeau et d’amour envers les perdus. Trop souvent, je suis indifférent au pompiste de la station-service, à la serveuse, à la caissière, au gars qui roule en chauffeur du dimanche devant moi, au voisin malcommode, à l’itinérant qui me quête de l’argent ou au punk qui veut nettoyer mon pare-brise ou encore à mon compagnon qui travaille sur la même ligne de montage que moi. Je me soucie peu d’eux, mais pas Dieu.

Dieu les aime et il est concerné par leur vie présente et pour l’éternité. Dieu est préoccupé par les musulmans intégristes. Et s’ils comptent pour Dieu, ils devraient compter pour moi.

Les paraboles de Luc 15 nous révèlent que tous les êtres humains sans exception ont beaucoup de valeur pour Dieu. Et si nous sommes capables de comprendre l’amour de Dieu pour les perdus, cela va révolutionner notre vie.

II. La méthode de Jésus

Maintenant que nous avons compris l’importance des perdus aux yeux de Dieu, nous devons nous interroger sur la façon de les atteindre. Comme nous l’avons vu, la méthode la plus efficace pour évangéliser, c’est au travers nos relations. Autrement dit, nous devons devenir des chrétiens contagieux.

Nous devons, par notre présence dans le monde, contaminer notre entourage par le merveilleux message de l’Évangile que nous allons vivre et proclamer.

1. Tous les vrais chrétiens aimeraient atteindre leur entourage

Je suis persuadé que tous les vrais chrétiens aimeraient atteindre leur entourage. Tous les vrais chrétiens aimeraient être contagieux. Ils sont convaincus qu’ils ne sont pas seulement sur la terre pour payer les factures EDF et celles des impôts. Cela est encore plus vrai lorsque vous avez connu la joie de conduire une âme dans l’éternité.

Si le vrai chrétien n’est pas contagieux, il lui manque une dimension importante dans sa vie. Au même titre que la foi sans les oeuvres est morte, l’absence d’impact sur son entourage rend la vie chrétienne terne.

Comme nous l’avons étudié au travers les paraboles de Luc 15, c’est incroyable et excitant lorsqu’une brebis perdue est retrouvée. Comment pouvez-vous être impliqué personnellement dans ce projet formidable ? C'est ce que nous apprendrons au travers ces dimanches. Nous apprendrons à devenir des chrétiens contagieux.

2. Qu’est-ce que l’évangélisation relationnelle et ce qu’elle n’est pas

Dans un premier temps, nous allons découvrir ce qu’est l’évangélisation relationnelle et ce qu’elle n’est pas. Chaque profession représente pour nous certaines perceptions.

• Politicien

• Avocat

• Vendeur d’automobiles usagées

• Vendeur de balayeuses

De la même façon, lorsque nous pensons à un évangéliste, nous avons aussi toutes sortes de perceptions. Négatives Positives ; Manipulateur ; Non-sensible ; Autosuffisant; Harcelant ; Extraverti; Engagé; Articulé; Concerné par le salut des gens

1. Préjugés sur les évangélistes

Le but de cette série n’est surtout pas de développer nos perceptions négatives de ce rôle, mais de développer nos propres forces, ce que le Seigneur a fait de spécial dans notre vie.

Devenir un chrétien contagieux n’est pas d’être une réplique exacte d’un Billy Graham. Ce que nous chercherons à développer est votre plein potentiel. Nous sommes tous des êtres uniques et Dieu veut nous utiliser d’une manière unique dans un milieu unique et à un moment unique.

Pensez seulement à la parabole des terrains dans Matthieu 13. Lorsque le semeur lance la semence, ce qui va faire une différence n’est pas le semeur, mais la semence parce qu’elle est vivante et l’endroit où elle va tomber.

Essentiellement, tous les chrétiens désirent atteindre leur entourage, mais ils ont peur.

Ils sont convaincus qu’ils n’ont pas ce qu’il faut pour le faire. Trop souvent, nous croyons qu’il y a seulement un type de chrétiens qui est capable de partager l’Évangile. Trop souvent, nous croyons que c’est seulement le travail des évangélistes. Pourtant, Paul affirme dans 2 Corinthiens 5.20 : « Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu! »

Nous sommes tous des ambassadeurs. Nous avons tous reçu la bénédiction de Dieu pour devenir un canal de l’Esprit pour atteindre notre prochain. Le but de cette série n’est surtout pas de développer des robots ou des ambassadeurs stéréotypés. Ce que nous chercherons à développer est votre plein potentiel. Nous sommes tous des êtres uniques et Dieu veut nous utiliser d’une manière unique dans un milieu unique et à un moment unique.

(2ème partie)

2. Quels sont les avantages de l’évangélisation relationnelle?

a. Premièrement, elle est authentique. L’évangélisation efficace découle d’une relation véritable, vivante avec Christ où Son amour pour les gens égarés passe par nous afin que nous atteignions les autres. La véracité de la chrétienté se voit par une vie qui est imprégnée de façon remarquable de l’amour de Dieu et de sa direction.

Jésus a dit dans Jean 15.5 : « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. »

Dans son livre Lifestyle Evangelism, Joe Aldrich écrit que « les chrétiens doivent d’abord être de bonnes nouvelles avant de partager les bonnes nouvelles. »

b. Deuxièmement, elle est naturelle

Au lieu d’essayer d’être ce que nous ne sommes pas, l’évangélisation relationnelle reflète notre propre personnalité et notre propre caractère. Elle s’adapte à ce que nous sommes! Cela non seulement met les autres à l’aise, mais leur donne l’assurance que ce que nous possédons est bien réel, ce qui peut susciter un réel intérêt de leur part. Nous verrons, dans les prochaines semaines, comment développer notre style personnel.

c. Troisièmement, elle est personnelle

Lorsqu’il s’agit d’atteindre les gens qui ont besoin de Christ, il existe deux approches possibles: être personnel ou impersonnel. Les gens d’aujourd’hui donnent l’impression d’être totalement indifférents aux nombreuses méthodes plus ou moins impersonnelles de communication, telles que les tracts, les émissions religieuses à la radio ou à la télé ou les affiches de tout genre. Par contre, ils sont plus ouverts au contact personnel d’un ami.

Réfléchissons à ce que nous faisons personnellement lorsque nous avons besoin de conseils au sujet d’une décision importante à prendre ou lorsque nous sommes exposés à un problème. Vers qui nous tournons-nous? En général, nous nous adressons à quelqu’un que nous connaissons et en qui nous avons confiance.

Si cela est vrai pour nous, cela l’est certainement aussi pour les non-chrétiens que nous connaissons. Ils n’ont pas envie de parler de leurs problèmes personnels et encore moins de questions d’ordre spirituel à n’importe qui. Ils veulent se confier à un ami fidèle.

d. Quatrièmement, elle est verbale

Il s’agit ici de l’évangélisation relationnelle, ce qui implique que nous devons aller plus loin qu’établir des amitiés en espérant que les autres remarqueront que nous vivons différemment d’eux et en dégageront les conclusions nécessaires. Dans Romains 10.14, Paul dit: « Et comment croiront-ils en lui s’ils ne l’ont pas entendu? Et comment pourront-ils entendre si personne ne leur prêche? »

Si nous voulons que les gens reçoivent ce message, il faut que quelqu’un aille le leur expliquer. Tout comme les paroles sans les actes sont vides, il en va de même pour les actes sans les paroles. Il nous incombe de vivre et d’expliquer l’Évangile.

e. Cinquièmement, l’évangélisation relationnelle est un accompagnement, un processus (temps/cheminement)

Pour être efficace, il ne faut pas inutilement précipiter les choses ou poursuivre les gens avec assiduité. Il faut du temps pour assimiler le message, y croire et agir en conséquence. Il est extrêmement rare que les gens se donnent à Christ la toute première fois qu’ils entendent le message. Nous devons faire preuve de patience et procéder par étapes.

f. Sixièmement, l’évangélisation est un travail d’équipe

Il est rare que Dieu utilise uniquement une personne pendant tout le processus de la conversion pour attirer quelqu’un à Lui. Plus souvent, Il orchestre un certain nombre de personnes, de lieux et d’événements pour faire venir une personne à Christ. Ceci implique deux choses:

D’abord, nous ne devons pas sentir que nous portons à nous seuls tout le poids de la responsabilité de guider la famille et les amis jusqu’à ce qu’ils placent leur confiance en Christ.

Cliff Knechtle, évangéliste de plein air, l’explique ainsi: « La venue d’une personne à Christ se présente comme une chaîne à plusieurs maillons. Il y a le premier maillon, ceux du milieu et le dernier. Plusieurs influences et conversations précèdent la décision d’une personne de se convertir à Christ. J’ai parfois eu la joie d’être le premier maillon, souvent d’être celui du milieu et, plus rarement, il m’arrive d’être le dernier maillon. Dieu ne m’a pas appelé pour être le dernier maillon seulement. Il m’a appelé pour être fidèle et pour aimer tout le monde. »

Il est encourageant de savoir que nous pouvons constituer un maillon ou deux dans la chaîne que Dieu lui-même forge. Et c’est passionnant de constater que tous les « maillons », du premier au dernier, peuvent se réjouir ensemble avec les anges dans le ciel (Luc 15.7, 10) lorsqu’une personne traverse enfin la ligne de la foi.

Ensuite, au plan stratégique, il vaut mieux oeuvrer en association avec d’autres chrétiens, car en unissant nos forces et nos talents, nous parviendrons plus facilement à diriger les gens vers Christ

g. Mettre les autres à la première place[1]

La dernière composante de l’évangélisation relationnelle efficace est le principe de « mettre les autres à la première place ». Si nous voulons mériter la confiance des gens et le droit d’exprimer nos croyances, nous devons les mettre à la première place.

Cela signifie de passer après leurs centres d’intérêts, leurs passe-temps, leurs engagements, etc. Cela signifie d’écouter leur avis avant de donner le nôtre et de s’intéresser à leur passé, leur vécu, leurs questions, leurs doutes et leurs frustrations. Cela signifie de leur demander de leurs nouvelles, ce qu’ils aiment ou détestent, en quoi ils croient ou refusent de croire, ce qu’ils estiment ou n’apprécient pas et puis les écouter véritablement et s’intéresser à ce qui fait qu’ils sont ce qu’ils sont.

Mettre les autres à la première place nous permet d’avoir le droit de parler de ce qui nous intéresse à notre tour et de notre vie spirituelle, en autre chose. Les gens ont soif d’avoir des amis qui se soucient vraiment d’eux. L’application du principe « mettre les autres à la première place » constitue un élément clé dans l’établissement de liens avec les gens. Nous y ferons allusion plus loin dans le cours. D’écouter les gens nous permet de savoir où ils en sont, ce qu’ils vivent.

 (3e partie)

III. LES BENEFICES DE L’EVANGELISATION RELATIONELLE

1. Introduction

Charles Swindoll raconte une histoire vraie très intéressante qui s’est déroulée durant le naufrage du Titanic. Il y avait une femme effrayée qui avait trouvé une place dans un canot de sauvetage qui était sur le point d'être descendu sur l'Atlantique Nord. Elle a subitement pensé à quelque chose dont elle aurait besoin, donc elle a demandé la permission de retourner à sa chambre. On lui a accordé trois minutes sinon ils allaient partir sans elle. Elle est retournée sur le pont qui était déjà passablement incliné. Elle a couru et passé par la salle de jeux où il y avait beaucoup d’argent dispersé partout à ses pieds. Puis, elle est arrivée à sa chambre et très vite, elle a poussé ses bagues de diamants, ses précieux bracelets et ses colliers qui étaient sur l'étagère au-dessus de son lit pour saisir trois petites oranges. Après, elle a vite retourné vers le canot de sauvetage. Ce qui semble incroyable dans cette histoire, c’est que trente minutes plus tôt, elle n'aurait pas choisi les oranges, mais les bijoux. Mais parce que la mort avait abordé le Titanic, son système de valeur a totalement changé. Instantanément, les choses inestimables étaient devenues les plus vaines et les choses les plus vaines étaient devenues inestimables. À ce moment important de sa vie, elle a préféré trois petites oranges à une caisse de diamants.

2. La valeur de la vie

Cette histoire met en lumière deux vérités importantes :

a. Elle nous instruit sur le fait que selon les circonstances de notre vie, ce que nous possédons ou ce qui nous entoure peut avoir une valeur différente.

b. Cette histoire nous instruit aussi qu’aux moments les plus importants de notre vie, c’est ce qui est le plus important qui prend le plus de valeur.

L’enfant de Dieu est aussi confronté quotidiennement à ces deux vérités. Quotidiennement, nous pouvons aussi inter-changer la valeur des choses ou des gens. Nous aussi nous pouvons nous laisser distraire par certaines circonstances et remplacer ce qui est vraiment important par des choses vaines et inutiles. De même, l’enfant de Dieu peut prendre conscience de ce qui est vraiment important s’il est conscient de l’urgence du temps dans lequel nous vivons.

Le monde qui nous entoure est important parce que, comme ce fut le cas pour le Titanic, il y a une tragédie qui guette tous les êtres humains. Tous les hommes et les femmes de ce monde qui nous entourent sont en danger de naufrage spirituel. Et la mort physique est bien secondaire à la mort spirituelle comme Jésus l’affirme dans Matthieu 10.28 : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. »

Il est important de comprendre la préciosité de la vie. Et parce qu’ils vont rétablir un véritable système de valeur, ils vont s’engager dans une relation intentionnelle avec le monde qui les entoure.

Pour nous motiver à nous engager avec nos frères et nos sœurs, nous devons réaliser les grands bénéfices potentiels que cela peut apporter à nos vies. Plus que cela, nous devons avoir une idée précise des avantages et des désavantages de nous engager dans un tel projet. Le projet peut sembler excitant, mais dans la réalité, il peut aussi être coûteux. N’est-ce pas Jésus qui a dit dans Luc 14.28-32 : « Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever? Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille? S’il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. »

Un peu comme les hommes d’affaires qui doivent faire une étude de marché pour évaluer la rentabilité d’une transaction, de même, j’aimerais aujourd’hui vous donner les bénéfices et le prix à payer qu’implique dans nos vies l’application de ces principes bibliques.

A. Les récompenses potentielles

1. Une aventure

La vie chrétienne est une belle aventure. C’est une manière imagée de décrire une vie palpitante remplie de rebondissements. C’est un peu la même chose pour ceux qui croient que la vie chrétienne est une vie monotone. Ils ne savent pas ce dont ils parlent. Ma vie n’a surtout rien de monotone ou d’ennuyant.

De même, s’engager dans une relation avec une personne qui est différente de nous, qui pense différemment et qui vit autrement est une aventure. Même si c’est exigeant, que parfois nous ne savons pas trop quoi faire, ce genre de vie est une aventure. Cela peut être insécurisant, mais cela peut aussi être excitant.  C’est toujours une aventure d’être témoin de la grâce et de la puissance de Dieu dans nos vies. C’est bon de savoir que nous sommes des instruments dans la main de Dieu. C’est merveilleux de savoir que Dieu nous utilise.

L’aventure, c’est vivre par la foi.

C’est ce qu’Abraham a appris avec Dieu dans Genèse 12.1-3 : « L’Éternel dit à Abram: Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »

Imaginez ce que Dieu venait de demander à Abraham. Il lui demandait de quitter sa zone de sécurité. Il ne savait pas où Dieu allait le diriger et de qu’elle façon il allait le guider. Il a obéi et Dieu a accompli sa promesse. Même si nous ne savons pas de quelle façon Dieu va nous utiliser, même si nous sommes maladroits avec notre langue, même si nous sommes la personne la plus gênée, marcher par la foi nous fera découvrir une vie palpitante remplie d’aventures.

2. Une motivation

Il n’y a rien de plus triste qu’un chrétien démotivé. Si vous vivez dans l’attente de l’action de Dieu, toutes vos activités deviendront motivantes. Que ce soit en allant faire l’épicerie ou à une rencontre avec le professeur de vos enfants, vous serez dans l’attente et vous vous direz : « Est-ce que Dieu est en train d’ouvrir une porte ? »

3. Une joie

J’ai déjà eu l’occasion de vous l’exprimer au début de cette nouvelle série.

a. La joie d’une conversion : Lorsque nous avons étudié Luc 15, nous avons vu que l’un des thèmes principaux de ces passages était la joie. La joie est mentionné plus de dix fois. Qu’il soit question d’une conversion ou de simplement partager sa foi, l’un comme l’autre vous procure beaucoup de joie. Il y a tant de personnes qui ne veulent pas que je mentionne seulement le nom de Dieu. Imaginez maintenant lorsque Dieu ouvre un cœur !

Jésus a dit dans Luc 15.7 : « De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. »

Cette joie de Dieu est communicative. S’il y a de la joie dans le ciel lorsque vous ouvrez la bouche, soyez assuré que vous expérimenterez aussi cette joie dans vos vies.

b. La joie de l’obéissance  Mais plus que la joie d’une conversion, il y a aussi la joie de l’obéissance. L’obéissance à la volonté de Dieu produit aussi dans vos vies de la joie. La joie de savoir que vous avez fait la bonne chose. La joie de savoir que vous avez fait plaisir à votre Dieu. Jésus a dit à ses disciples dans Jean 15.9-11 : « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »

Il y a une interrelation entre Dieu, l’amour, la volonté de Dieu et la joie. On ne peut pas séparer l’amour de Dieu et l’obéissance. Ceux qui aiment Dieu font la volonté de Dieu. De même, on ne peut pas séparer l’obéissance à la volonté de Dieu et la joie.

 

4. Une plénitude

Dans son livre Une passion, une vie et une destinée, Rick Warren encourage ses lecteurs, enfants de Dieu ou non, à découvrir leur raison d’être. De la même façon, nous avons résumé ces cinq objectifs pour notre raison d’être par l’acrostiche ACTES : adoration, communion, témoignage, étude et service. À chaque fois que vous pratiquez votre raison d’être, il y a quelque chose en vous qui est satisfait.

C’est comme si vous accomplissiez finalement ce pour quoi vous avez été créé. Il y a un sentiment de satisfaction et de plénitude. C’est comme pour la chaussure de Cendrillon : elle sied parfaitement. Jésus a dit à ses disciples dans Jean 4.34-35 : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. »

Jésus associe clairement sa raison d’être avec les âmes perdues qui ont besoin de la vie. Il affirme que d’ouvrir la bouche est aussi important que de manger. C’est l’une de ses nourritures spirituelles. Ainsi, lorsque tu ouvres la bouche, tu prends soin de ton âme. Tu fais exactement ce pourquoi tu as été créé. L’expression « Comme un poisson dans l’eau » ne peut pas mieux s’appliquer ici. Le meilleur environnement pour le poisson est l’eau comme le fait d’ouvrir la bouche pour Dieu est l’activité la plus gratifiante pour l’enfant de Dieu.

5. Une croissance

Un autre dividende du Code V.I.P. est, sans contredit, la croissance spirituelle. Beaucoup de chrétiens deviennent léthargiques avec les années. C’est comme si la vie chrétienne n’avait plus de saveur.

Mais lorsque vous partagez votre foi et que vous êtes en contact avec des gens qui s’intéressent aux choses de Dieu et que certains donnent leur vie à Christ, c’est incroyable le « boost » que cela donne à votre vie !

Imaginez la responsabilité que demandent les soins d’un bébé dans la foi ? Il faut, premièrement, être un exemple, puis, il faut s’équiper. C’est ce que Paul rappelle à Timothée dans 1 Timothée 4.12-16 : « Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté. Jusqu’à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens. Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous. Veille sur toi-même et sur ton enseignement; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t’écoutent. »

Prendre soin de petites brebis a une influence : Sur votre lecture des Écritures ; Sur votre formation personnelle ; Sur votre vie de prière ; Sur votre relation personnelle avec Dieu ; Sur votre pureté personnelle ; Sur votre fidélité à l’Église.

6. Un affermissement spirituel

Partager votre foi aura sur votre vie un effet d’affermissement, car le fait de partager vos convictions et de rencontrer des personnes qui ont des convictions différentes vous demandera d’être convaincu. Il y a un frère au milieu de nous qui vient continuellement fouiller dans ma bibliothèque pour avoir des livres et de l’équipement nécessaire, car à son travail, il rencontre toutes sortes de personnes qui sont d’origine religieuse différente. C’est exactement ce que Pierre affirme à ses auditeurs dans 1 Pierre 3.15 : « Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. »

Si vous croyez que la Bible est la révélation de Dieu, vous devez être capable de le prouver et d’avoir des arguments intelligents. Si vous croyez que Jésus est Dieu et qu’il est le Messie promis à Israël, vous devez être en mesure de le démontrer. Partager votre foi produira un genre de retour à l’école.

7. Investissements durables

Un autre bénéfice extraordinaire que produit ce principe est des investissements durables que produisent nos démarches intentionnelles envers notre entourage.

Jésus fait une affirmation surprenante dans Luc 16.9 : « Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer. »

C'est l’une des paraboles les plus mal comprises de la Bible. En fait, Jésus emploie un raisonnement intellectuel pour démontrer une vérité spirituelle. Tout le contexte de ce passage met en contraste l’inutilité d’investir dans des choses qui vont disparaître alors que si nous investissons dans nos relations, elles se continueront jusque dans l’éternité. Comprenez bien que nous allons passer beaucoup plus de temps dans l’éternité que sur la terre.

Donc, un croyant qui est sage va investir ses ressources dans ce qui va durer le plus longtemps. Jésus nous invite à employer nos ressources provisoires pour un usage permanent.

En d’autres termes, il est complètement stupide d’investir dans les choses matérielles qui se désagrègent et qui ne vous suivront pas après votre mort plutôt que d’investir dans les âmes qui peuvent vous suivre jusque dans l’éternité.

Jésus l’a dit d’une autre façon dans Matthieu 6.19-20 : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. »

Nos richesses et notre vie peuvent servir à deux choses : soit à se détruire (à pourrir, à se rouiller, à tomber en morceaux, à s’user) ou à être volées, car les choses ne durent pas. Ou vous pouvez utiliser vos richesses pour investir dans l’éternité, car les gens durent.

Les gens qui nous entourent peuvent durer éternellement avec Dieu ou éternellement en enfer. Et la façon dont je vais utiliser mes ressources peut avoir une influence sur l’une de ces deux destinées.

Jésus nous dit que nous devrions amasser des trésors dans le ciel. Mais comment pouvons-nous amasser des trésors dans le ciel ? C’est en investissant dans les gens qui peuvent aller au ciel. C'est la seule façon de faire pour avoir un trésor dans le ciel.

Vous devez investir votre argent pour bâtir des ponts relationnels afin qu’ils puissent recevoir Jésus comme leur Sauveur personnel. Nos ressources ne sont que des outils pour atteindre un plus grand nombre de personnes. Et lorsque vous arriverez au ciel, plusieurs personnes viendront vous voir pour vous remercier.

8. L’honneur d’être le porte-parole de Dieu

Le dernier bénéfice c’est que vous découvrirez l’honneur d’être un porte-parole de Dieu. Paul le communique bien lorsqu’il écrit dans 2 Corinthiens 5.19-20 : « Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu ! »

Imaginez que le gouvernement vous demande de le représenter aux Nations Unies. Vous serez sans aucun doute honoré et impressionné par cette demande. Peut-être que vous seriez même tenté de décliner cette offre.

L’enfant de Dieu est invité à représenter le plus grand royaume, le plus grand gouvernement de l’histoire de l’humanité. Dieu aurait pu choisir les anges, mais il a choisi ses enfants. C’est tout un privilège et un honneur.

C’est un sentiment extraordinaire que de se savoir utilisé par Dieu !

B. Le prix à payer

S’il y avait seulement les bénéfices, ce serait merveilleux. Mais il y a aussi un prix à payer.

 

1. Temps et énergie

Comme nous avons déjà eu l’occasion d’en parler, entretenir des relations demande du temps et de l’énergie. On ne parle pas ici de contact à la sauvette, mais d’établir une relation solide et intime dans laquelle nous gagnons de la crédibilité à partager notre foi. Nous devons être patients, car nous ne savons pas à quel moment exactement Dieu ouvrira la porte.

Proverbes 27.10 affirme : « N’abandonne pas ton ami et l’ami de ton père, et n’entre pas dans la maison de ton frère au jour de ta détresse; mieux vaut un voisin proche qu’un frère éloigné. »

L’idée de ce passage communique l’importance d’entretenir une relation régulièrement afin de gagner le droit de parler, de conseiller et d’aider.

Trop de chrétiens parlent de Dieu sans prendre soin de la relation. C’est comme s’ils étaient uniquement orientés vers la tâche sans prendre soin de la relation. Si votre prochain vous considère seulement comme un chercheur de proies, il va vous éviter c’est assuré. Et pour gagner la crédibilité, ça demande du temps et de l’énergie.

 

2. Formation

Si la croissance spirituelle est un bénéfice, elle ne peut s’accomplir que dans un sacrifice de temps et de formation. Cela va vous demander d’exercer de la discipline pour la lecture et l’étude. Cela va vous demander de vous former pour être capable de former d’autres personnes.

3. Argent

« On ne vit pas juste d’amour et d’eau fraîche », comme le dit le proverbe. Beaucoup de choses passent par le facteur monétaire dans notre monde d’aujourd’hui. Autrement dit, investir dans la vie des autres n’est pas gratuit. Cela coûte quelque chose. Cela coûte des repas au restaurant, des coups de téléphone, des soirées ensemble ou des parties de pêche. Malgré ce coût, ce qui est le plus important, c’est la relation et ce coût-là est plus émotionnel que financier.

4. Risque d’embarras, de rejet ou de persécution

Finalement, le coût potentiel le plus élevé est sans contredit la possibilité d’embarras, de rejet ou de persécution. Il est évident que si tu vas à la guerre, il y a des chances que tu reviennes éclopé. Par contre, si tu restes à la maison, il y a peu de danger.

Même si être témoin est un projet emballant et excitant qui donne des résultats, il est fort probable que tu vas rencontrer de l’opposition. Tu deviens ainsi un ennemi pour le royaume des ténèbres.

Conclusion

En conclusion, j’aimerais vous inviter à tourner dans le Psaume 126. J’aime beaucoup ce passage, car il résume très bien ce que nous venons de considérer. L’auteur explique que les bénéfices sont possibles, mais ils sont aussi intimement liés à l’effort et à la souffrance.

Jean 16.20-21 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira: vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie. La femme, lorsqu’elle enfante, éprouve de la tristesse, parce que son heure est venue; mais, lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. »

Un peu de la même manière, Jésus explique que son départ produira de la tristesse. Il explique aussi que le peuple de Dieu souffrira pour un temps, mais les bénéfices seront au rendez-vous.

Etre contagieux peut être pour votre vie une bénédiction extraordinaire. Cela dépend de vous.

« Si la vie t’intéresse… »

 (4e partie)

Matthieu 5.13-16

1. Introduction

Un des termes qui fait le plus frémir les autorités gouvernementales ou médicales est le mot : « épidémie ». Selon le Dictionnaire: « Une épidémie est l’augmentation et la propagation exceptionnellement rapides du nombre de cas d'une maladie transmissible dans une collectivité ou un territoire régional donné et pendant une période de temps limitée. »

Un autre mot intimement lié au précédent est « pandémie ». Celui-là fait encore beaucoup plus peur. Une pandémie c’est lorsque l’épidémie s'étend au-delà des frontières internationales, soit à un continent, à un hémisphère ou au monde entier, et qui peut toucher un très grand nombre de personnes, quand elles ne sont pas immunisées contre la maladie ou quand la médecine ne dispose d'aucun médicament pour traiter les malades. Les plus grandes pandémies de maladies infectieuses qui ont marqué l'histoire de l'humanité sont la peste, le choléra, la variole, la grippe, le typhus, la tuberculose, la poliomyélite et le sida. Ces pandémies ont frappé indifféremment les personnes riches et pauvres à l'époque où l'on ne disposait pas des acquis de la médicine moderne (vaccins, antibiotiques, antiviraux, antituberculeux, trithérapie ou anti-VIH).

2. Une épidémie ou pandémie spirituelle

Bien que toutes ces épidémies et pandémies fassent frémir le monde entier, il existe une autre sorte d’épidémie qui fait frémir le diable et son armée. C’est essentiellement ce que Jésus enseigne dans notre texte d’aujourd’hui. Il nous encourage à contaminer et à influencer notre entourage par l’Évangile. Dans notre texte d’aujourd’hui, le Seigneur résume la fonction des croyants dans le monde à un mot : « influence »! Selon le contexte, quiconque vit d'après les béatitudes va fonctionner dans le monde comme le sel et la lumière. Le caractère chrétien affecte son entourage dans le bon ou le mauvais sens d’une manière consciente ou inconsciente.

Dans Matthieu 5.13-16, Jésus parle de l'influence positive que devrait avoir son peuple sur le monde pour l’avancement du royaume. Dans sa grande prière sacerdotale, Jésus a dit à Son Père dans Jean 17 : « Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde… Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. » (versets 15-16, 18)

Le peuple de Dieu ne doit pas quitter le monde, mais il doit rester dans le monde pour l’influencer. Ils seront dans le monde, mais ils ne seront pas de ce monde. C’est exactement dans cet esprit que l’apôtre Paul a écrit ces paroles dans 2 Corinthiens 2.14-16 : « Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l’odeur de sa connaissance! Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent: aux uns, une odeur de mort, donnant la mort; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie. Et qui est suffisant pour ces choses ? »

Le caractère de Christ, que nous dégageons, ne laisse personne indifférent. Pour certains, il est attirant et pour d’autres, il est repoussant.

I. Influencer comme le sel (verset 13)

1. Le besoin de sel

Lorsque Jésus utilise la métaphore du sel, je suis en mesure de comprendre car je suis un grand « saleur ». Certains diront que je ne suis pas en mesure d’apprécier les aliments car je sale trop. Mais que voulez-vous, le sel, ça donne du goût. Plusieurs sociétés ancestrales comprenaient beaucoup mieux que nous la valeur du sel. Par exemple, les Romains croyaient qu'il n'y avait rien d’aussi précieux que le sel, à l'exception du soleil. Beaucoup de soldats romains recevaient leur salaire en quantité de sel. Les auditeurs de Jésus comprenaient très bien l’importance que Jésus accordait à cette vérité. Ils savaient que le sel était précieux.

Ils n'ont peut-être pas compris l’ampleur de ce qu’il disait, mais ils ont compris qu'être le sel du monde était quelque chose de très spécial et de précieux. Nous pouvons trouver cinq utilisations du sel sur le monde :

a. En premier lieu, le sel fonctionne comme un agent de conservation.

C'est un antiseptique qui prévient la pourriture et la corruption. Dans les pays tropicaux où il n'y a aucune réfrigération, les personnes enveloppent la viande de sel pour la garder. De la même façon, la présence du chrétien dans le monde freine la dégradation du monde et l’empêche ainsi de progresser rapidement dans l’impureté.

Les chrétiens, malgré ce que le monde peut penser, sont une bénédiction pour la société. Sans leur présence, le monde dégénérerait à une vitesse beaucoup plus rapide. Et notre société occidentale a connu beaucoup de ces bénéfices étant construite sur beaucoup de principes bibliques. Comme un antiseptique moral, les chrétiens gardent la société de la corruption en s'opposant à la déchéance morale par leurs vies et par leurs paroles. Maintenant, nous devons nous rendre compte que, étant le sel, les chrétiens peuvent, dans un premier temps, irriter la blessure. Souvenez-vous que les chrétiens ne sont pas du sucre : ils sont du sel. Même si le discours des chrétiens est dérangeant, le chrétien doit persévérer à partager la vérité, car il se peut qu’à un certain moment donné, la vérité ait un effet bénéfique.

b. Deuxièmement, le sel est nécessaire pour sa saveur.

Sans les chrétiens et l'Évangile, ce monde serait plus terne. Vous ne pouvez pas vraiment trouver de la saveur dans le monde. Il n'y a aucune vraie joie trouvée dans ce monde. Seule la compagnie du chrétien donne de la saveur et de la joie au monde. Remarquez de quelle façon le monde s’amuse. C’est souvent vide et sans profondeur.

Comme chrétien, nous avons la fonction de fournir de la saveur et du goût au monde. L'Évangile de Jésus-Christ est la puissance de Dieu pour le salut de tous ceux qui croient. Le monde est sans espoir et seul le chrétien, par sa proclamation et par sa pratique, dirigera le monde pour mettre leur espoir en Jésus-Christ.

c. Troisièmement, le sel est blanc et symbolise la pureté.

La présence des chrétiens dans le monde apporte la pureté. Nous ne devrions pas être mal à l’aise de nos différences et de nos standards avec ceux du monde. Le monde en a besoin. Ils ont besoin de voir notre honnêteté, notre franchise, notre amour et notre esprit de service. Parce que nous sommes des citoyens du ciel, nous pouvons résister à la tentation et au péché. Le chrétien doit prendre position contre le péché et les valeurs pourries du monde et proclamer et pratiquer les valeurs bibliques.

d. Quatrièmement, le sel a été aussi utilisé comme un engrais.

Les chrétiens doivent vivre dans le monde de manière à encourager et favoriser la croissance de ce qui est bon. Ils doivent s'opposer au mal et encourager le bien. Les chrétiens doivent supporter et encourager ce qui est bon et utile aux êtres humains. Par exemple, les chrétiens doivent prendre part à la vie politique pour influencer les politiques qui seront utiles aux valeurs bibliques. Historiquement, les chrétiens ont soutenu beaucoup de causes qui ont encouragé le bien de l'humanité. Ils se sont opposés au mal et ont encouragé le bien à grandir et à prospérer.

e. Cinquièmement, le sel produit la soif.

De la même façon, les chrétiens devraient, par leurs vies et leurs paroles, produire la soif autour d’eux. Dans les béatitudes, Jésus avait dit : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice! » Ainsi, lorsque le croyant a faim et soif de justice, il produit la soif autour de lui. Si nous vivons quotidiennement comme un enfant de Dieu, seul au milieu du monde, le monde nous observera et certains désireront en savoir davantage au sujet de Jésus-Christ. À travers nous, Dieu produira en eux une soif pour le Dieu vivant et ils viendront à nous et ils nous demanderons : « Pourquoi êtes-vous différents ? Pourquoi êtes-vous si rempli d'espoir, de paix et de joie au milieu des problèmes ? » Quand ils le font, vous pouvez alors leur parler au sujet de Jésus-Christ. Ainsi, nous devons nous demander si nous sommes du sel dans la société ?

Suscitons-nous la soif pour Jésus-Christ ? C'est l’une des responsabilités de l'église de produire dans les cœurs incrédules une plus grande soif pour Jésus-Christ.

Chacune de ces analogies est intéressante, mais nous pourrions davantage résumer cela en disant que l'idée fondamentale que Jésus a projeté en affirmant que le chrétien était le sel du monde, c’est que nous devrions être une influence.

II. Influencer comme des lumières (versets 14-15)

1. Un monde de ténèbres

Si Jésus avait utilisé l’image du sel en contraste avec un monde pourri. Ici, il va utiliser l’image de la lumière en contraste avec un monde de ténèbres. Dans le texte grec, le sens est : « Vous et vous seul êtes la lumière du monde. » Jésus ne dit pas que la lumière du monde se trouve en Aristote, Socrate, Platon, les empereurs, les politiciens, les philosophes, les technocrates, les artistes, ou les scientifiques. Non! Elle se trouve dans ces pauvres Galiléens, humbles, qui ont mis leur confiance en Jésus-Christ et qui ont confessé qu'il est Le Christ, le Fils du Dieu vivant. Ici, sur cette montagne, Jésus-Christ affirme que ce groupe de pauvres en esprit, ces hommes affligés, sont la lumière du monde. C’est tout un compliment! Quelle grande dignité que Dieu leur a donné! Et c'est vrai pour vous aussi si vous êtes un chrétien.

Si vous avez confiance que Jésus-Christ est le seul qui puisse vous sauver alors vous êtes les seuls à être le sel et la lumière du monde.

2. Une influence visible

Le sel est un élément caché, mais a une influence puissante. La lumière est une influence visible et révélatrice. Jésus nous dit que nous ne sommes pas seulement le sel du monde, mais aussi la lumière du monde. Nous sommes appelés à avoir un impact visible sur le monde autour de nous. Si le sel faisait davantage référence au caractère du chrétien, la lumière fait référence à son discours. Jésus nous demande de briller, de démontrer, de dire et de révéler la vérité. Il y a des chrétiens qui croient que la foi doit être quelque chose de personnelle et que cela devrait être gardé pour eux. Il est vrai que c’est une décision personnelle, mais selon ce que Jésus vient d’affirmer, tu ne peux pas le garder pour toi uniquement. Une lampe placée sous le boisseau n’est d’aucune utilité.

Jésus nous affirme que la foi d'une personne doit être partagée ouvertement et doit être vécue devant tout son entourage. L’idée n’est pas de se pavaner devant le monde afin de leur montrer que nous sommes plus fins qu’eux. Mais c’est davantage l’idée de briller en parlant de la bonté, de l’amour, de la justice et de la grandeur de Dieu. C’est encore l’idée d’influencer les autres pour Dieu.

Nos vies devraient être des vies qui renvoient quelque chose de plus, que le monde ne possède pas, parce que nous avons Jésus. Il nous a sauvés, il nous a pardonnés, il a changé nos coeurs, il nous a donnés une espérance, il a mis Son amour en nous, il nous a donnés la joie, il a placé nos pieds sur le roc qui ne peut être ébranlé.

Si Jésus ne fait pas de différence dans votre vie, alors vous avez besoin de naître de nouveau, vous avez besoin de vous repentir de vos péchés et de lui permettre de mettre un feu brûlant dans votre cœur. Dans Éphésiens 5.8-9 Paul dit : « Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière! Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité. »

Dans 2 Corinthiens 4.4-6 Paul écrit aussi : « Pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu. Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes; c’est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus. Car Dieu, qui a dit: La lumière brillera du sein des ténèbres! a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ. »

Nous étions autrefois dans l’obscurité, mais maintenant nous sommes éclairés dans le Seigneur.

3. Comment devons-nous vivre ?

Comme des enfants de la lumière. Jésus a dit qu’il était la lumière du monde et alors il a dit à ses disciples qu'ils sont la lumière du monde. En d'autres termes, le monde est dans une obscurité profonde (ce monde de professeurs, de politiciens, de scientifiques, de technocrates, de vedettes de cinéma, et gourous religieux). Mais dans ce monde d'obscurité profonde, Dieu a planté son église comme lumière. Comprenez-vous, maintenant, l'absurdité du chrétien qui veut devenir semblable au monde ? C'est de la bêtise absolue! Devrions-nous dire des mensonges parce que les mensonges caractérisent le monde ? Comme je l'ai dit auparavant, les chrétiens ne doivent pas se retirer du monde dans des monastères, mais ils ne doivent pas non plus chercher à devenir comme le monde en suivant ses modes et son obscurité.

Le chrétien est placé dans le monde pour démontrer une autre façon de vivre. Si le monde pratique la fornication, nous démontrons l’importance de la pureté. Si les gens du monde sont négligents, nous allons nous appliquer. S’ils se plaignent et murmurent contre leur patron, nous allons démontrer du respect et de la soumission. Si les gens du monde ne sont pas capables d’aimer leur conjoint, nous allons démontrer que nous sommes capables d’aimer notre conjoint, particulièrement si Jésus nous dit d’aimer nos ennemis. Le chrétien est appelé à apporter la lumière du salut, la lumière de la vie éternelle, la lumière de la connaissance de Dieu, la lumière de la joie du salut, la lumière de l'espoir et la lumière qui brille dans obscurité.

Notre mission est d’éclairer le monde. Briller n'est pas facultatif : si nous sommes des chrétiens, nous devons briller.

III. Être en relation avec le monde

Être et proclamer sont les deux fonctions que Jésus demande à ses enfants. Mais pour que le monde soit influencé et contaminé par nos vies, il faut entretenir une relation avec eux.

1. Deux erreurs à éviter

Dans cette courte déclaration de Jésus, il y a deux erreurs à éviter.

En premier lieu, cette affirmation de Jésus encourage les chrétiens à ne pas abandonner le monde (comme s’isoler et aller dans un monastère). Car le sel n’est d’aucune utilité dans un endroit isolé. Le sel doit être en contact avec la viande pour avoir une influence. Nous devons être dans le monde afin que le monde puisse bénéficier de notre différence.

Deuxième erreur à éviter si nous devons être dans le monde pour l’influencer, le contaminer : il ne doit surtout pas se produire l’inverse, c'est-à-dire que ce soit le monde qui influence l’Église. Trop souvent, nous ajustons notre théologie pour nous sentir confortable dans le monde. Que ce soit dans le matérialisme, la moralité ou l’éthique chrétienne. Pour influencer le monde, nous devons aussi être différents du monde. Nous devons être différents du monde avarié.

Nous devons être dans le monde, mais pas du monde. La lumière cachée sous le boisseau n’a aucune utilité. De plus, Jésus affirme qu’il est possible de cacher notre lumière. À une certaine époque de l’histoire de l’Église, beaucoup de gens sincères se sont isolés pour vivre d’une manière plus sainte. Rappelons-nous les paroles de Jésus dans Jean 17.15-18 : « Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. »

Notre place est milieu de nos semblables. Les pécheurs sauvés par grâce doivent vivre au milieu des pécheurs perdus et malheureux.

2. Le danger de perdre sa saveur

Jésus nous avertit aussi que le sel peut perdre sa saveur. Il deviendrait ainsi inutile et sans valeur. Comment peut-on perdre notre saveur ? Quand nous nous conformons au modèle du monde, quand nous embrassons les valeurs pourries du monde, quand nous devenons matérialistes, sensuels et hédonistes, nous perdons notre saveur. Nous devenons comme le monde : pourris, avariés et sans saveur.

Nous devons nous rendre compte que nous sommes dans le monde, mais pas du monde. Bien que nous soyons dans le monde, nous devons nous concentrer sur Jésus-Christ et ses enseignements. Ressembler au monde nous rend inutiles. Nous devenons inutiles à Dieu, inutiles à nos familles, inutiles à la société. Vraiment inutiles au monde.

IV. Le résultat de notre influence (verset 16)

Jésus termine en disant que nous devons influencer notre entourage en étant du sel et en brillant afin qu’ils voient nos bonnes œuvres et que le Père soit glorifié. Notre lumière doit se voir à travers nos bonnes œuvres. Ces « bonnes œuvres que Dieu a préparées à l'avance ». (Éphésiens 2:10)

1. Qu’ils voient nos bonnes œuvres

Ces bonnes œuvres sont :

a. D'ordre moral, fruits de la lumière, vertus actives pour se retirer du mal et faire le bien.

b. Elles sont ensuite d'ordre pratique envers tous, mais particulièrement à l'égard des déshérités de ce monde, de ceux qui sont touchés par les peines d'ici-bas, de ces âmes qui ont besoin de salut.

2. Glorifier Dieu

Notre caractère et notre vie pratique conduiront les regards de notre entourage vers Dieu. Le but de laisser nos vies éclairer et révéler nos bonnes œuvres n’est pas d’apporter l’attention sur nous, mais de porter les regards vers Dieu. Notre motif suprême d’être ce que nous sommes et ce que nous faisons devrait être la vocation suprême de la vie : glorifier Dieu. Tout ce que nous faisons de bon pour les autres devrait donner l'éloge à Dieu qui est la source de tout ce qui est bon. La façon dont nous vivons devrait conduire notre entourage à glorifier le Père céleste. Lorsque le monde sera contaminé par la qualité de notre sel et de notre lumière, ils désireront la même chose pour leur vie.

Conclusion

En conclusion, essayons d’illustrer cela en pratique.

1. Comme notre illustration l’indique, nous avons tous ce désir de voir notre entourage prendre position pour Jésus Christ. Nous savons que l’homme, encore dans ses péchés, est séparé de Dieu. Il y a un abîme que le sépare de Dieu.

2. Nous savons aussi que seul Jésus-Christ peut combler cet abîme. Il est le seul qui peut faire le pont et créer la réconciliation avec Dieu. Il est le seul médiateur et le seul nom que Dieu ait donné pour que nous soyons sauvés.

3. Trop souvent nous croyons que faire le porte à porte ou d’inviter nos contacts à nos rencontres seront suffisants. L’expérience nous démontre qu’il y a beaucoup de résistance et une trop grande distance entre notre culture et la leur. Il y a un fossé à combler avant de pouvoir avoir la crédibilité de partager notre foi.

Écoutez de quelle façon l’apôtre Paul a comblé ce fossé dans 1 Corinthiens 9.19-23 : « Je suis libre, je ne suis l’esclave de personne; cependant je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible au Christ. Lorsque j’ai affaire aux Juifs, je vis comme un Juif, afin de les gagner; bien que je ne sois pas soumis à la loi de Moïse, je vis comme si je l’étais lorsque j’ai affaire à ceux qui sont soumis à cette loi, afin de les gagner. De même, lorsque je suis avec ceux qui ignorent la loi de Moïse, je vis comme eux, sans tenir compte de cette loi, afin de les gagner. Cela ne veut pas dire que je suis indifférent à la loi de Dieu, car je suis soumis à la loi du Christ. Avec ceux qui sont faibles dans la foi, je vis comme si j’étais faible moi-même, afin de les gagner. Ainsi, je me fais tout à tous afin d’en sauver de toute manière quelques-uns. »

Il dit aussi dans 1 Corinthiens 10.33, 11.1 : « Comme moi aussi je me rends agréable en tout et à tous, cherchant non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés. Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ. »

4. Et pour combler ce fossé, il faut vivre au milieu du monde afin qu’ils voient nos bonnes œuvres et qu’ils glorifient Dieu en obéissant à sa volonté. Nous devons imiter Christ et l’apôtre Paul en étant l’ami du pécheur et en se faisant tout à tous.

Que diriez-vous si, non seulement nous devenions une véritable épidémie pour notre entourage mais encore, une véritable pandémie. Ce n’est pas impossible car à plusieurs reprises dans l’histoire de l’humanité, à cause de grands réveils spirituels, l’Évangile a non seulement contaminé des villes entières mais elle a débordé sur d’autres continents. Que Dieu nous aide, aujourd’hui, afin de vivre au milieu de notre société afin que le monde puisse bénéficier de notre différence et qu’il puisse glorifier Dieu le Père de notre Seigneur Jésus-Christ même.


----

[1] L’outil de l’Église Voici six étapes à suivre qui seront pour vous le début d'un nouveau défi qui, par la grâce de Dieu, portera du fruit.

1ère étape: Dans une attitude de prière, choisissez une à trois personnes que vous connaissez qui ne sont pas sauvées. Si établir des relations authentiques est la clef pour atteindre les autres pour Christ, alors la première question à se poser est : « Vers qui nous tournons-nous pour initier ces relations? Ceux qui nous donneraient finalement l’occasion de les présenter à Christ ? »

a. Les gens que nous connaissons déjà.

_ La première catégorie est celle que nous oublions aisément parce qu’il s’agit de gens que nous connaissons DÉJÀ.

_ Famille, voisins, amis, collègues.

_ Tout d’abord, cela ne veut pas dire que nous devons commencer tout un tas d’activités pour lesquelles nous n’avons pas de temps, mais les inclure dans des activités que nous faisons déjà comme une fête de famille.

b. Les gens que nous avons connus dans le passé.

_ Ceci comporte un renouvellement de relations avec des non-croyants dont nous nous sommes séparés avec le temps.

_ Copains de classe, anciens collègues ou associés, ex-voisins.

_ Il se peut que cela demande des efforts pour rétablir le contact avec ces gens.

c. Les gens que nous aimerions connaître.

_Des groupes socioculturels, des centres sportifs, des organisations au niveau communautaire, des associations sportives. Il existe une autre stratégie qu’on pourrait appeler « la consommation stratégique ». Ceci implique des efforts pour aller toujours au même restaurant, à la même station d’essence ou aux mêmes magasins/supermarchés dans le but de mieux connaître les gens qui y travaillent. Lorsque vous contactez les gens, demandez à Dieu avec qui Il veut que vous établissiez des relations. Demandez à l’Esprit Saint de vous diriger vers les personnes qu’Il a préparées pour vous et de vous aider à évaluer où ils en sont spirituellement, à quoi ils seraient prêts et à quoi ils ne seraient pas encore prêts. Commencez à prier pour elles régulièrement et essayez de leur témoigner fidèlement. Pensez à ceux et celles parmi vos amis, les membres de votre parenté, les collègues au travail, etc. qui pourraient être ouverts à l'Évangile. Inscrivez leur nom sur le formulaire.

2e étape: A côté de chaque nom, mentionnez trois actes de bonté qui vous permettraient de démontrer de l'amour chrétien envers cette personne pour lui montrer que vous vous intéressez à elle. Notre amour pour Dieu devrait nous pousser à poser des gestes qui vont donner de la crédibilité à notre témoignage.

3e étape: Choisissez trois événements qui vont faire suite à l'étape 2 et qui vous permettront de passer du temps avec vos amis. Plusieurs événements pourraient être appropriés, mais il serait bon d'en choisir un où la personne pourrait être exposée au message de l'Évangile (aller la pêche ou avoir un souper seul à seul).

4e étape: Projetez trois différentes occasions où vous pourriez partager votre témoignage personnel. Celles-ci peuvent varier et il faudra vous y préparer dans la prière. L’un des ces moments peut faire suite à un événement spécial auquel vous avez invité la personne. Pensez au besoin particulier de cette personne. Planifiez maintenant de quelle façon vous pourriez intégrer votre témoignage personnel et préparez-le.

Par exemple, une Église qui comptait 11 membres a augmenté à 200 parce que chaque personne invitait une connaissance à chaque semaine à souper afin de partager son témoignage.

5e étape: Il faut calculer le prix. Décidez d'un budget pour chaque personne. Pensez à une façon créative de trouver des sous pour les efforts d'évangélisation de votre famille et vous. Un exemple serait de placer le pot à biscuits sur la table dans lequel tous les membres de la famille peuvent y déposer leur monnaie pour amener leurs amis prendre un café ou manger une pizza dans le but d'évangéliser.

6e étape: Il est très important d'avoir une équipe de personnes qui seraient prêtes à vous soutenir dans la prière. Ces personnes doivent vous encourager et voir à ce que vous meniez à bien votre plan d'évangélisation. De préférence, choisissez des personnes qui ont les mêmes buts que vous et qui ont mis sur pied leur propre plan d'évangélisation. Ce groupe de soutien peut être votre cellule de prière. L'important, c'est de se réunir régulièrement pour prier ensemble.

Il faut se rappeler que nous ne sommes que des outils dans la main du Seigneur pour amener nos amis à une relation personnelle avec Christ. Seul le St-Esprit peut ouvrir un coeur endurci et c'est lui qui va le faire. Vous n'avez qu'à être obéissant et à rendre témoignage ; les résultats sont dans les mains du Seigneur.

* Retenez le principe de ces étapes : il n'est pas nécessaire de les suivre à la lettre, mais d'avoir à l'esprit l'importance d'entretenir des relations avec ceux qui sont perdus.

RELATED MEDIA
See the rest →
Get this media plus thousands more when you start a free trial.
Get started for FREE
RELATED SERMONS
See the rest →