Introduction au Nouveau Testament cours

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Notes & Transcripts

 

 

 

 

 

Leçon 1

LE MONDE A L'EPOQUE DU NOUVEAU TESTAMENT

 

I. PUISSANCE ROMAINE

 

 

 

 

L'Empire Romain s'étend de l'Espagne aux pays du Tigre et de l'Euprate, de la Bretagne, du Rhin et du Danube jusqu'aux frontières de l'Ethiopie. Sous le règne d'Auguste, trois siècles après Alexandre, le monde antique est plus vaste que jamais; il englobe une grande partie de l'Europe occidentale ainsi que toute l'Afrique du Nord. Plus de cent millions d'hommes forment une seule communauté, rangée sous l'autorité suprême de l'empereur.

 

La pax romana fait régner l'ordre et la sécurité.

 

La circulation est rendue facile par les travaux considérables réalisés sous l'autorité des romains dans la construction des routes principales qui serviront au déplacement des légions romaines mais plus tard au commerce et aux échanges.

 

Octave (29BC-14AD) a ajouté à son nom les titres d'Imperator Caesar Augustus. Ses successeurs ont fait de même.

Dès 27, il est couramment nommé Auguste (Sacré).

Il institue un régime qui lui donne les pouvoirs réels d'un monarque (chef suprême de l'armée) tout en conservant les formes extérieures du régime républicain.

Théoriquement l'empereur n'est que le premier des sénateurs (princeps: prince); alors qu'en fait le Sénat ne se borne qu'à approuver ses décisions. La puissance des empereurs repose principalement sur les Légions. C'est à elles que plusieurs d'entre eux doivent leur accession au trône.

 

Les provinces impériales sont administrées par un légat, les provinces sénatoriales par un proconsul.

Certaines de ces provinces ont gardé leur propre civilisation et sont sous la tutelle d'un procurateur.

 

Les Romains ont été des colonisateurs très habiles, sachant manier à la fois fermeté et tolérance.

 

II. LA CULTURE GRECQUE

 

L'Empire réunit sous une seule autorité une grande variété de races, de nations, de civilisations. Chacune conserve ses caractéristiques, mais tous sont entrainés par une pensée unificatrice.

 

Tout favorise une telle évolution:

1. organisation politique, juridique et militaire

2. la vie économique, servie par un admirable réseau routier

3. le mélange des populations provoqué par le commerce, l'esclavage et le déplacement fréquent des légions

4. l'usage de la langue grecque qui se répand partout

5. la culture hellénistique

 

L'expansion de l'hellenisme est en partie le résultat de la politique d'Alexandre le Grand .

Les Romains supplantèrent les Grecs en Orient dès le 2°siècle BC, continuèrent l'oeuvre civilisatrice de leurs devanciers et poursuivirent l'hellénisation.

 

Bien plus, la langue grecque s'implanta aussi en Occident, apportant avec elle la pensée des philosophes et la culture hellénistique.

 

III. LA RELIGION JUIVE

 

1. Le judaisme dans la période intertestamentaire

 

Facteur très important de la religion juive: la diaspora qui résulte de l'exil dans la période intertestamentaire.

 

Il y avait des juifs partout.

Les raisons de leur dispersion:

1. depuis l'époque de Moïse

2. déportation des Babyloniens

3. Alexandre avit des mercenaires juifs

4. ambition de la fortune

 

En Egypte il y avait un million d'habitants à Alexandrie( 1/3 de la population était juive). Dans tout l'Empire ils étaient au nombre de 4 millions sur 60 millions. Ils sont présents même à Rome dans le commerce et les affaires.

 

Partout les communautés juive se regropupent autour du Kinnéseth: parlement Israëlien actuel. Ils organisent leur propres tribunaux où le temporel et le spirituel sont étroitement liés.

 

L'hébreu kinnéseth a donné le grec synagogues. Elles sont apparues bien avant l'exil.

 

Le propblème rencontré par ces communauté est que l'hébreu s'est pardu dans l'exil au profit de la langue vernaculaire qu'est le grec. Cela signifie une incapacité à lire la torah.

 

Une colonie juive s'établit à Alexandrie vers la fin du 4e siècle av. J.C. et prit rapidement des proportions considérables. Ces Juifs d'Égypte adoptèrent progressivement la langue grecque dans la vie courante et même dans leurs réunions à la synagogue. Aussi la première section des livres saints, la Loi, fut traduite en grec pour maintenir la tradition authentique dans leur groupe. Après la Loi, les écrits utiles à la foi et à la vie pratique juive furent traduits à leur tour: les Prophètes et les Psaumes en premier, puis les autres livres. La traduction complète de l'Ancien Testament, complétée vers le 3e siècle av. J.C., fut auréolée d'un tel prestige qu'on l'attribua, selon la légende, à soixante-douze savants juifs venus de Palestine (six de chacune des douze tribus); d'où le titre de Septante attribué à cette traduction. Les Juifs de langue grecque reconnaissaient donc à cette version la même valeur normative qu'à l'original hébreu.

 

Cette version de la Septante différait toutefois de trois manières de l'Ancien Testament palestinien, que les docteurs pharisiens de Jamnia canonisèrent, soit le titre pour désigner chaque livre, la manière de grouper ces livres et le nombre des écrits considérés comme sacrés.

 

Au lieu d'identifier les livres par leurs premiers mots hébreux, la Septante leur donna un titre d'après leur contenu ou leur origine. Par exemple, le premier livre s'appela Genèse, parce qu'il décrivait l'origine du monde et du peuple choisi par Dieu. Le second livre fut nommé Exode, car il relatait la sortie d'Égypte du peuple libéré par Dieu.

 

La Septante modifia le regroupement palestinien des livres saints en trois sections, Loi, Prophètes et Écrits. Le titre Prophètes parut sans doute ambigu, puisque cette large section comprenait non seulement des oracles prophétiques, mais aussi des livres historiques. Par ailleurs, le titre de la 3e partie, les Écrits, était trop général; de plus, ce groupe contenait des livres relevant du genre historique. On regroupa donc tous les livres sacrés en quatre sections. La 1ère correspondait à la Loi, mais elle reçut le titre de Pentateuque, signifiant «les cinq rouleaux» ou livres. La 2e rassembla tous les Livres historiques, même 1 et 2 Chroniques, Esdras et Néhémie,qui, en Palestine, se trouvaient parmi les Écrits. Dans la 3e, on plaça les Livres poétiques et sapientiaux. Enfin la 4e partie ne contenait que les seize Prophètes (les quatre grands et les douze mineurs). C'est cette division en quatre parties qui a guidé la majorité des éditions françaises de la Bible qui circulent présentement.

 

 

Les communautés juives se considèrent comme faisant partie du peuple de Juda.

 

Pendant la période de l'exil beaucoup de païens se convertissent au Judaïsme,  ce sont les prosélytes: les craignant Dieu. Ils sont attirés par la propreté et la sainteté des synagogues. Ils acceptent les principes de la loi juive mais pas la circoncision qui est un signe distinctif des juifs.

Il y a plus de conversion au judaisme chez les femmes que chez les hommes ( problème de la circoncision).

 

 

2. Judaisme dans le Nouveau Testament

 

 

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Religion Nationale

Pour devenir proséltyte il faut se courber sous le joug de la loi mosaïque

 

Le Temple

586 destruction de Jérusalem et pillage de la ville, le temple est entièrement détruit.

537-516 début de la reconstruction du temple sous Esdras (Esdras 6/15-16

Agée et Zacharie parlent aussi de cette reconstruction.

 

Hérode (20 BC) a amélioré la reconstruction du temple.

Le Portique fut terminé entre 60-62 AD.

En l'an 70 AD le temple sera a nouveau complètement détruit avec Antiochus Epiphane. Un porc sera même sacrifié dans son enceinte: l'abomination de la désolation !

 

La disposition du Temple est similaire à celle du Tabernacle au désert.

Une police du Temple est appellée à veiller sur l'ordre des lieux.

Le Temple c'est le centre de l'Adoration du peuple !

 

Les Fêtes Juives

Sept fêtes: cinq établies sous Moïse et deux fêtes post-exiliques

 

1. Fête de la Pâques: pessah

anniversaire de la délivrance des juifs de l'Egypte.

2. Fête de Pentecôte: Chavouoth

anniversaire du don de la loi sur le mont Sinaï

3. Fête des Trompettes: Rosh Ashana

Pour la nouvelle année civile

4. Fête de l'Expiation: Yom Kippour

le jour du grand pardon

5. Fête des Tabernacles: Souccoth

commémoration du séjour dans le désert

reconnaissance à la moisson

6. Fête de la dédicace: Hanoucca

7. Fêtes des sorts: Purim

rappel de l'histoire d'Esther

 

L'année civile commence le 7° mois: tishri: octobre

L'année religieuse commence le 1er mois: nissan: avril.

 

Education Juive

Maintenir l'identité nationale. Enseignement formé à partir de la Torah.

Apprentissage des facultész à compter, écrire, lire.

Dès l'entrée de l'école, études intensives de la Torah par le moyen de recueil de littérature expliquée:

le Talmud: commentaire de la Loi.( de l'hébreu lamad: enseignement, loi)

Il est composé de la Mishna et de la Guémara.

La Mishna: enseignement oral complété à la fin du 2ème siècle AD.

La Guémara: commentaire de cette loi écrite. Faite par les érudits de Jérusalem et Babylone. Comporte deux parties: la Halakah = code de loi, règle de conduite propre au culte; et la Haggada = prédications, légendes, récits rajoutés.

 

Sectes du Judaïsme

 

1. Pharisiens

Les séparés. Ils sont à la tête du monde religieux. Ce sont les puritains du Judaïsme.

Ils se conforment totalement à la loi écrite et à la loi orale. Leur théologie est basée sur les Pentateuque.

Ils sont les fervents défenseurs de la loi

exemples: Paul, Gamaliel

 

2. Sadducéens

Lignée des prêtres, descendants de Tsadok le sacrificateur.

Ils sont membres du Sanhédrin, l'aristocratie sacerdotale.

Conservateurs et progressistes.

Ils refusent l'annonce de la venue du Messie de peur de voir leur influence politique diminuer.

Il n'acceptent que la loi de Moïse comme cannonique et inspirée.

Ils nient l'exitence des esprits, les anges, la résurrection ...

C'est un groupe qui pratique une religion morale, éthique

 

3. Esseniens

Vie ascétique prononcée, vie rudimentaire. Les femmes sont exclues et l'argent aussi.

Ils sont en réaction contre les pharisiens.

Ils sont similaires aux pharisiens puisque issus du mileiu d'eux, mais différents en ce sens qu'ils rejettent la résurrection.

 

Jean-Baptiste fut influencé par eux.

 

4. Zélotes

Ce sont plus des fanatiques qu'autre chose.

Ils croient que la violence est le seul moyen de liberer le peuple juifs et qu'il ne faut pas attendre le Messie.

Ce sont les anarcistes de toujours. Leurs queurelles avec les romains ont précipité la chute de Jérusalem.

Ils sont recrutés parmi les classes les plus misérables du prolétariat rural

 

Simon le zélote, Luc 6/15; Actes 1/13

 

 

IV. AUTRES RELIGIONS

 

La nature composite de l'Empire implique une grande variété de cultes et de formes de piété.

 

Des religions et des sectes innombrables coexistent à cette époque.

Certaines déclinent, d'autres prennent un développement imprévu, presque toutes sont tolérées et ont pris pied dans la capitale.

 

Les mystères gracs (Orphisme...) et les cultes secrets orientaux ont pris une grande extension et ont gagné l'occident (Cybèle, Attis, Isis et Osiris, Baals).

 

Le culte de Mithra se fonde sur le dualisme persan.

 

Le culte de l'empereur a aussi une origine orientale. Alexandre le Grand et ses successeurs n'avaient pas désavoué la coutume des Egyptiens, des Babyloniens et des Perses, qui divinisaient les monarques.

Au départ on n'adore que l'image de l'empereur défunt, mais Caligula et Domitien ont favorisé le courant de l'adoration de l'empereur vivant.

 

Le syncrétisme existe en Orient et se répandra dans l'empire tout entier.

 

N'oublions pas les philosophes qui ont contribué à ces courants religieux. Posidonius 100 BC, puis les platoniciens.

 

 

V. LES LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT

 

é kaïné diateké

le nouveau testament

 

diateké , c'est le testament, les dernières volontés, c'est aussi un arrangement entre deux personnes.

 

A. Contenu des Livres du N.T.

 

 

Les Livres du Nouveau Testament

 

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Ce sont leds paroles enregistrées de Jésus et de ses disciples.

27 livres écrits par 9 auteurs.

Ecrit entre 45 et 100 AD

 

1. Les Livres Historiques

 

les évangiles:

 

Matthieu, Marc, Luc, Jean

 

Les Actes des Apôtres

 

2. Les Livres Doctrinaux

 

Romains

1 et 2 Corinthiens

Galates

Ephésiens

Philippiens

Colossiens

1 et 2 Thessaloniciens

Hébreux

Jacques

1 et 2 Pierre

Jude

1 JeanC

 

3. Les Livres a Caractère Personel

 

1 et 2 Timothée

Tite

Philémon

2 et 3 Jean

 

4. Les Livres Prophètiques

 

Apocalypse

 

B. Auteurs de Livres

 

 

Order of the nt Writings:

The nt writings are not arranged in the order of their composition. No certainty attaches to the chronology of nt writings, and opinions differ widely. At most, one can say that they fall into two groups: (1) the genuine Letters of Paul (here opinions range from the seven undisputed letters—Romans, 1 and 2 Corinthians, Galatians, Philippians, 1 Thessalonians, Philemon—to as many as ten, only the Pastorals [1, 2 Tim., Titus] being almost universally regarded as non-Pauline), which fall between the late forties and the early sixties, and (2) the remainder of the nt books, which fall between 65 and 150. If the nt’s order was that in which the writings were penned, Paul’s Letters would come first.

The present order of the nt is roughly chronological insofar as the subject matter is concerned. The life of Jesus (Gospels) precedes the history of the early church (Acts); the Letters reflect the life of the early Christians; and Revelation closes the canon with a grand vision of the ultimate future, paradise regained. Within this overall arrangement, the Gospels come first in the order Matthew, Mark, Luke, and John. Although this is only one of the seven orders in use in the ancient church, it was adopted by the Council of Laodicea (a.d. 363) and reflects an early tradition preserved by Origen that this was believed to be the order of the composition of the Gospels. This opinion was not that shared by all the fathers (e.g., Clement of Alexandria, according to Eusebius, who places Mark after Matthew and Luke). The Pauline Letters follow Acts and are arranged according to two principles. First, the Letters to the seven churches are separated from those to the three individuals. Then, within each category, the order is generally in terms of descending length. The one exception is that Galatians precedes Ephesians, although the latter is slightly longer. This arrangement of Jerome and Athanasius is but one of six ancient orders. The general or ‘catholic’ Letters (James; 1, 2 Pet.; 1, 2, 3 John; Jude) circulated in antiquity in half a dozen different orders. Our order possibly reflects Gal. 2:9 (James, Cephas/Peter, John).

The arrangement of the whole (Gospels, Acts, Paul, general Letters, Revelation), one of seven orders in the ancient church, is that of the Council of Carthage in 397 and was adopted by the Council of Trent (mid-sixteenth century). It places the historical books first, using Acts as an introduction to the apostolic Letters (Paul, Hebrews, general Letters) in order to emphasize the unity of the church, with Revelation last as the Christian’s vision of the future hope. The various component parts of what later became the nt were associated with the parts of the ot (2 Pet. 3:16; all Paul’s Letters and the other scriptures; First Apology of Justin Martyr: memoirs of the apostles or the writings of the prophets), and the nt as a whole was patterned after the Law and the Prophets (Tertullian: ‘the law and the prophets she [i.e., the church] unites in one volume with the writings of the evangelists and apostles’; similarly Irenaeus).

The different divisions of the material within the nt books are not ancient. The chapter divisions are usually attributed to Cardinal Hugo de San Caro, who in a.d. 1248 used them in preparing a Bible index, but he may have borrowed them from the earlier archbishop of Canterbury, Stephen Langton. The modern verses derive from Robert Estienne (Stephanus), who, according to his son Henry, made the divisions while on a journey on horseback from Paris to Lyons. They were first published in Stephanus’ Greek Testament of 1551 and first appeared in an English translation of the nt in William Whittingham’s version of 1557. The first complete Bible in English with our verses was the Geneva Bible of 1560. The punctuation in the modern text is an editorial decision, there having been almost no punctuation in the ancient manuscripts. Likewise, the paragraphs in some versions are a modern editorial decision. Sometimes these divisions are an aid to understanding; sometimes they are a hindrance.

 

The Language of the nt:

The nt books were all written in Greek, not classical Greek but Hellenistic Greek, with kinship both to the literary and to the unliterary koine (i.e., the Greek spoken in the Mediterranean basin ca. 300 b.c.-a.d. 300), as well as openness to influences from the Greek ot, the Septuagint. Although Jesus and his earliest followers probably spoke Aramaic, in their present form in the Gospels even the words of Jesus are given in a Greek form. The writings that comprise the nt are products, then, not of original Aramaic-speaking Christianity but of later Greek-speaking Christians. The original readers/hearers were Greek-speaking peoples, mostly Christians, some Jewish Christians and some Gentile Christians, with thought worlds that differed greatly from one another. The idioms through which Matthew, John, Paul, Hebrews, James, and Revelation communicate are as different as daylight and darkness, even if the words of all are Greek.

 

Authorship:

The authors of most nt books are unknown except in the most general terms. At least seven Letters can be linked with the apostle Paul. The others associated with his name are usually attributed to his disciples who followed the common Mediterranean practice of writing in the name of a revered teacher. Of the two Letters claiming to be from Peter, only one (1 Peter) has any chance of being linked to the apostle; the other (2 Peter) is perhaps the latest writing in the nt, often dated as late as a.d. 100-150. The four Gospels, Acts, Hebrew, and the three Johannine Letters make no claim as to their authorship. Second-century Christians, beginning with Papias (a.d. 140), linked the First Gospel with Matthew, one of the Twelve, and the Second Gospel with Mark, a disciple of Peter. Irenaeus (ca. a.d. 180) continued Papias’s views about Matthew and Mark and added his belief that Luke, the follower of Paul, put down in a book the gospel preached by that apostle, and that John, the Beloved Disciple, published his Gospel while residing in Asia. By the time of Irenaeus, Acts was also linked with Luke, the companion of Paul.

Clement of Alexandria (ca. a.d. 190-202) expresses the Egyptian view that Hebrews was by Paul in Hebrew and that Luke translated it into Greek. Origen (early third century) is aware of the claim that 1 John was written by the apostle John and of the problems with linking 2 and 3 John with the apostle. Although the Letters of James and Jude and the Revelation to John claim to come from James, Jude, and John, the unanswered question is: which James, which Jude, and which John? As early as Justin Martyr (mid-second century), Revelation was attributed to the apostle John. As late as the fourth century, James and Jude were treated among the disputed books, something unlikely if the writings were apostolic in origin. On the basis of the evidence supplied by the writings themselves, as opposed to that offered by the church fathers, little can be said about the identities of the authors of most of the nt writings. From the point of view of authority for the church, however, authorship is irrelevant. It is a document’s presence in the canon that is decisive.

Achtemier, Paul J., Th.D., Harper’s Bible Dictionary, (San Francisco: Harper and Row, Publishers, Inc.) 1985.

 

 

C. Chronologie des Livres

 

 

chronology, New Testament, the dating of the books and of certain events of the nt. Several kinds of evidence are used to determine the chronology of nt writings. References in the Pauline Letters concerning travel plans and historical events and persons make them the most reliably datable of the writings. A few references to datable historical events and persons provide a framework for the chronology of the Gospels, but estimates in this area remain tentative. Efforts to reconstruct the historical setting of other writings are highly subjective and produce only probable ranges of dates.

Recent scholarship indicates decreasing certainty and agreement in such reconstructions.

Thus, Revelation and 1 Peter are dated a.d. 64-95;

James and Hebrews, 55-95;

and Luke-Acts, 64-90.

Disagreements regarding authenticity produce dates for the pastoral Letters in the early 60s or the 90s,

Ephesians and Colossians in 55-60 or 80-90, and

2 Peter and Jude in the 60s or 100-135.

Those accepting the hypothesis of a ‘Q’ source for the synoptic Gospels date it ca. 50-60, while scholars accepting the priority of Mark debate whether to place it just before or just after the fall of Jerusalem in a.d. 70.

Matthew is dated ca. 85 by most scholars, though some still argue for the mid-60s.

There is more agreement in placing John’s Gospel ca. 90-100 and the Johannine Epistles around 100, but the arguments are not conclusive.

Only the Pauline Letters can be dated with a high measure of certainty, with 1 Thessalonians (and 2 Thessalonians if authentic) around 49-50,

Galatians in 53-54, 1 and 2 Corinthians and Philemon in 55-56,

and Romans in 56-57.

If Philippians was written from an Ephesian imprisonment, as is most probable, it can be placed in 54-55; otherwise, a few years later.

The principal events of nt history provide some uncertainties difficult to resolve, with Jesus’ birth placed between 5 b.c. and a.d. 4, the opening of his ministry between 26 and 32, the length of his ministry between one and three years, and the date of the crucifixion probably April 7, 30, or April 3, 33. There is greater agreement in setting Paul’s conversion ca. 33-35, but dates for the Jerusalem conference (Acts 15; Gal. 2:1-10) range from 47 to 51 and of Paul’s execution in Rome from 62 to 64, with 51 more likely for the former and 62 for the latter. The historical details on which such events rest are more reliably determined in the case of Paul’s Letters than in that of the Gospels, though disagreements still remain in assessing the chronological implications of Paul’s escape from Aretas (a.d. 37-39; 2 Cor. 11:32-33; cf. Acts 9:23-25), his encounter with Gallio in Corinth (a.d. 50-51; Acts 18:12-17), and the Claudius Edict that banned Prisca and Aquila from Rome, whom Paul met in Corinth (a.d. 41 or 49, the latter more likely; Acts 18:1-3)

Achtemier, Paul J., Th.D., Harper’s Bible Dictionary, (San Francisco: Harper and Row, Publishers, Inc.) 1985.

 

 

 

JESUS ET LES EVANGILES

 

 

 

 

I.         LE RECIT DES QUATRE EVANGILES

 

Pourquoi quatre évangiles et pas un seul ? Les choses auraient été plus simples ?

 

  1. Variété utile à l’Attention

Les évangiles ont été écrits dans le but de susciter l’intérêt de différents groupes de personnes. Matthieu par exemple souligne l’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament. Ce qui donne plus de crédibilité à ses écrits pour un public juif rompu aux textes prophétiques.

Marc lui met l’accent sur le ministère dynamique de Jésus. Il ajoute des détails qui ont un sens pour l’esprit romain.

Luc par contre se met à la place du lecteur païen qui possède une compréhension profonde de Christ et de sa mission. 

Jean lui, présente Christ comme la Parole éternelle et répond ainsi à ceux qui se posent des questions sur la vie, son sens etc.

 

  1. Souligner les évènements de la vie de Jésus

Chacun des auteurs donne des détails que l’on ne retrouve pas chez les autres. L’ensemble des récits montre le caractère général du ministère de Jésus. Le message central est rendu simple. Tels quatre artistes peintres, les évangélistes dressent un portrait du Fils de Dieu.

 

  1. Sélection des actes et évènements de la vie de Jésus.

“Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait en  détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on  écrirait.” (Jean 21:25 LSG)

Les auteurs ont passé sous silence l’enfance et la jeunesse de Jésus, à l’exception des douze versets que leur consacre Luc 2 :40-52.

Par contre ce qui est plus important, la Passion nous est décrite par les quatre évangélistes avec force détails.

Matthieu, Marc et Luc ont de nombreux récits des faits en commun alors que Jean cite des faits dont les autres ne parlent pas.

 

  1. Déroulement harmonieux historique.

D’abord l’introduction de Jésus dans son ministère public par Jean Baptiste.

Les miracles, les enseignements, les rencontres de Jésus avec les disciples, les chefs des juifs.

Les évènements se déroulent en Galilée ou à Jérusalem.

Ensuite vient l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, l’arrestation, le jugement, la crucifixion, et la résurrection.

Chacun des récits prend appui sur les prophéties vétérotestamentaires.

Il n’y a pas quatre évangiles, mais bien un seul !

 

II.       ENDROITS PARCOURUS PAR JESUS

 

 

Régions de la Palestine

 

La Galilée

C’est la ville de Nazareth où Jésus grandit. Matthieu 2 :23 ; Luc 2 :51

Premier miracle à Cana Jean 2 :11

Il va à Capernaüm où il demeurera Matthieu 4 :13

Onze des disciples de Jésus viennent de la Galilée.

 

La Phénicie

C’est là qu’il rencontre la femme syro phénicienne Marc 7 :24-30

 

La Décapole

Signifie dix (dix villes associées) fondées par les successeurs d’Alexandre le Grand.

Jésus visite cette région Marc 7 :31-35

Il guérit un démoniaque à Gésara Marc 5 :1-20 et Luc 8 :26-39

Il va aussi à Césarée de Philippe Matthieu 16 :13-20

 

La Samarie

Il va en Samarie Jean 4 :1-42

Le Pérée

Le pays au-delà du Jourdain. Marc 10 :1-45 ; Matthieu 19 :1-20 :28

 

La Judée

C’est là qu’est né Jésus à Bethléhem

Près de Jérusalem, il y a la ville de Béthanie où étaient Marie, Marthe et Lazare Jean 11 :1 ; 32-44.

A quelques Kms Jéricho Marc 10 :46-52.

Puis Jérusalem où il allait pour les fêtes et où il fut jugé, crucifié et enseveli Luc 22, 23.

On le retrouve après la résurrection à Emmaüs à dix Kms de Jérusalem Luc 24 :13-27.

 

III.     EVENEMENTS DE LA VIE DE JESUS

 

Division en quatre parties :

Naissance et Préparation au Ministère

Premières années de ministères

Fin du ministère

Mort, Résurrection et Ascension

 

 

CHRONOLOGIE DE LA VIE DE JESUS

Périodes et Evènements Importants Références Bibliques
NAISSANCE ET PREPARATION AU MINISTERENaissance, croissance à l’âge adulteIntroduction, Baptême, Tentation Matthieu 1 :1-4 :11Marc 1 :1-13Luc 1 :1-4 :13 ; Jean 1 :1-51
PREMIERES ANNEES DE MINISTEREMinistère en GaliléeMinistère en JudéeMinistère en GaliléePopularité Matthieu 4 :12 à 15 :20Marc 1 :14 à 7 :23Luc 4 :14 à 9 :17Jean 2 :1 à 6 :71
FIN DU MINISTERERetrait dans le NordRetour en GaliléeRetour en JudéeRetour en PéréeDernier voyage à Jérusalem Matthieu 15 :21 à 20 :34Marc 7 :24 à 10 :52Luc 9 :18 à 19 :28Jean 7 :1 à 12 :11
MORT, RESURRECTION, ASCENSIONEntrée Triomphale, Jugement, Mort, RésurrectionRésurrection, Mission aux Disciples Matthieu 21 :1 à 28 :20Marc 11 :1 à 16 :20Luc 19 :29 à 24 :53Jean 12 :12 à 21 :25

 

 

IV.      ENSEIGNEMENT DE JESUS

 

  1. Fondement

L’Enseignement de Jésus s’appuyait à la fois sur l’Ancien Testament et ce qu’était Christ lui-même. Il se plaçait en relation avec ces divers passages et montrait qu’il est le seul à posséder toute l’autorité.

Il s’appliquait à sa propre personne les prophéties de l’Ancien Testament concernant le Messie. Il lut dans Esaïe ce que le prophète dit de la mission du Christ qui doit venir en Luc 4 :18.

Avec Nicodème, il parle de sa mort sur la croix faisant une allusion aux Israélites dans le désert : Nombres 21 :8,9 et Jean 3 :14

En réponse à la demande des Pharisiens d’un signe il leur rétorque que le seul signe est celui de Jonas… montrant qu’il sortirait du tombeau le troisième jour après sa mort Matthieu 12 :39,40.

Après sa résurrection, sur le chemin d’Emmaüs il explique aux deux disciples tout ce qui le concernait dans les écritures. Luc 24 :27

 

Il plaçait les prophéties et la Loi en relation avec ce qu’il est lui, à savoir : le Fils de Dieu. Il déclarait que ses enseignements venaient du Père Jean 14 :14

 

  1. But

Révéler Dieu et enseigner aux hommes des vérités fondamentales pour établir leurs vies. Ce n’étaient pas de idées bonnes, ni des histoires, mais les Paroles de la Vie Eternelle Jean 6 :68.

Donner un fondement solide pour la vie des hommes Matthieu 7 :24

 

  1. Méthode

Les paraboles

Cela permet de se souvenir de la parabole, le message est clair, cela répond aux besoins des auditeurs. Une histoire racontée avec une vérité centrale.

Courts Proverbes

Quelques exemples :

“Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc  prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.” (Matthieu 10:16 LSG)

“Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause  de moi la retrouvera.” (Matthieu 10:39 LSG)

“Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi  vivra, quand même il serait mort;” (Jean 11:25 LSG)

Leçons de Choses

Par exemple un enfant pris en exemple Matthieu 18 :1-6

Un riche et un pauvre en exemple Luc 21 :1-4

Exemple du pécheur Matthieu 4 :19

Exemple des oiseaux du ciel et des lys des champs Matthieu 6 :26,28

Questions

“Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son  âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme?” (Matthieu 16:26 LSG)

 “Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de  dire: Lève-toi, et marche?” (Matthieu 9:5 LSG)

 “Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis? Pierre lui  répondit: Tu es le Christ.” (Marc 8:29 LSG)

 

  1. Contenu

Jésus parle du Royaume de Dieu de sa nature et de ses exigences.

IL nous montre l’homme avec sa responsabilité devant Dieu.

Il nous montre ce qu’IL est, SA Mission, SA Position Unique en Dieu, SA Mort, SA Résurrection, et SON Retour !

 

  1. Effet

“Ainsi les huissiers retournèrent vers les principaux sacrificateurs et  les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent: Pourquoi ne l’avez-vous pas  amené? Les huissiers répondirent: Jamais homme n’a parlé comme cet homme.” (Jean 7:45-46 LSG)

“car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.” (Matthieu 7:29 LSG)

 “Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus  lui proposer des questions.” (Matthieu 22:46 LSG)

 

            Nous pouvons dire qu’aujourd’hui encore l’Evangile de Jésus Christ produit un effet salvateur sur le cœur de ceux qui l’entendent. Ils sont transformés et changés par le pouvoir de la Parole de Dieu.

“Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une  épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et  esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées  du coeur.” (Hébreux 4:12 LSG2)

 

 

 

Leçon 3

MATTHIEU ET MARC

 

I. RELATIONS ENTRE MATTHIEU, MARC ET LUC

 

 

Les trois premiers Évangiles (Évangile selon Matthieu, Évangile selon Marc et Évangile selon Luc) sont dits Évangiles synoptiques parce qu'ils donnent la même représentation générale de la vie et de l'enseignement de Jésus. En grec, le mot synoptique signifie: "vue d'ensemble", "voir ensemble". Ils sont parrallèles l'un à l'autre. Quand on les lit on est d'ailleurs frappé par deux choses:

1. leur convergence.

2. leur divergence.

 

Ils ont beaucoup de matière en commun, mais présentent aussi d'importantes différences.

Ils relatent à peu près les mêmes événements et les mêmes paroles et s'accordent souvent sur l'ordre des épisodes. Dans de nombreux cas, ils utilisent des expressions identiques.

 

On divise la matière des évangiles en ce que l'on appelle des péricopes: "extraits de livres", des éléments, des morceaux de traditions.

Il y a deux types de péricopes:

1. péricopes narratifs: petits récits, histoires; quelque chose que Jésus a fait, le récit d'un miracle, par exemple.

2. péricopes didactiques: l'enseignement de Jésus, ses paroles préservées par la tradition primitive appellées aussi "logions"

 

Dans les synoptiques, il y a environ 200 péricopes:

87 se retrouvent dans les trois évangiles

70 d'entre eux sont dans le même ordre dans les 3

des 17 qui restent:

       8 sont dans le même ordre dans Matthieu et Marc

       8 sont en Marc et Luc

       Matthieu et Luc sont d'accord contre Marc pour le placement de l'autre

 

36 sont trouvés en Matthieu et Luc mais pas Marc ( la double tradition)

Matthieu et Luc sont d'accord sur le placement dans l'ordre de la triple tradition d'un seul de ces péricopes seulement

Les 35 qui restent sont placés différemment, mais dans un ordre général. Ce fait suggère que Matthieu et Luc travaillent indépendamment mais qu'ils avaient une source commune.

 

De plus chacun des 3 évangiles ont des péricopes qui leur sont propres, qui ne se trouvent pas dans les autres.

 

1 dans Marc

29 dans Matthieu

46 dans Luc

 

Du fait de la convergence dans l'ordre des péricopes et même de l'identité verbale qu'on trouve souvent dans les trois synoptiques, on est amené à conclure que les 3 évangiles ne sont pas tout à fait indépendants.

Il y a deux possibilités:

1. Ils se sont utilisés l'un l'autre.

2. Ils avaient des sources (probablement écrites) en commun.

Le problème de trouver les sources des évangiles synoptiques et de trouver lequel était le premier est appellé: "le problème synoptique".

 

Actuellement, la plupart des spécialistes considèrent que l'Évangile selon saint Marc est le plus ancien et a fourni à Matthieu comme à Luc une grande partie des éléments narratifs ainsi que le cadre de leurs Évangiles. Un recueil de paroles (avec quelques récits) de Jésus, qui pourrait avoir été écrit en araméen, fut le second grand document ou source employé par Matthieu et Luc (certains spécialistes contestent le fait qu'il s'agisse d'un seul document). Il aurait fourni la matière qui manquait dans l'Évangile selon saint Marc. Il est généralement désigné par la lettre Q (allemand Quelle, «?source?»), mais parfois Logia (grec «?mots?» ou «?paroles?»). Les auteurs des Évangiles selon saint Matthieu et selon saint Luc pourraient également avoir puisé à d'autres sources qui leur seraient propres. Cette hypothèse rend assez bien compte des différences et des points communs entre les trois Évangiles synoptiques.

 

La ressemblance verbale

 

Matthieu 9/6  Marc 3/10-11  Luc 7/24

 

1. Matthieu a 51% des mots actuels de Marc

Luc en a 53% dans la matière de Marc qu'il reproduit:

des 661 versets de Marc, Matthieu en a 606 et Luc 320.

Des 55 versets de Marc qui ne sont pas en Matthieu, 24 sont en Luc

Donc il n'y a que 31 versets qui n'apparaissent ni en Matthieu ni en Luc.

 

2. Souvent dans le choix des mots et l'ordre des mots, Matthieu et Marc sont d'accord contre Luc, et Marc et Luc sont d'accord contre Matthieu, parfois Matthieu et Luc sont d'accord contre Marc.

Les accords Matthieu et Luc contre Marc sont importants parce qu'ils posent des problèmes.

- identité verbale

- omission des mots ou phrases de Marc

- ordre des mots et phrases

 

Quelques faits solution:

 

1. l'Evangile de Matthieu représente les notes que Matthieu a prises de l'enseignement de Jésus avec une construction narrative quui verbalement quelques fois ressemble à Marc. La ressemblance peut s'expliquer sur la base de la tradition commune et du contact de vie commune aussi bien que par l'appropriation de l'oeuvre écrite.

 

2. l'Evangile de Marc représente la ligne principale de la prédication narrative sur Jésus. Elle est reproduite par un homme qui avait contact avec les disciples dès la conception de l'église et qui a été écrit alors que certains d'entre eux étaient encore vivants. Son contenu était connu à une date précoce, que le document soiut écrit ou non.

 

3. l'évangile de Luc repésente le récit indépendant d'un compagnon de voyage de Paul qui a écrit dans la 7ème décade du premier siècle et qui a inclus dans son récit les trames narratives de la prédication apostolique et les résultats de ses propres recherches. Luc avait personnellement rencontré Matthieu et les récits qu'il fait des paroles de Jésus sont basés sur les témoins directs qui ont les premiers entendu et avec les apôtres qui les ont prêché.

 

 

 

II . LE MESSIE ROI: MATTHIEU

 

A. Auteur

 

Le premier évangile est communément attribué à Matthieu Lévi, un collecteur d'impôts ou un publicain que Jésus a appelé à devenir son disciple parmi les douze.

 

 Et Jésus, passant de là plus avant, vit un homme nommé Matthieu, assis au bureau de recette; et il lui dit, Suis-moi. Et se levant, il le suivit.  Et il arriva, comme il était à table dans la maison, que voici, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent et se mirent à table avec Jésus et ses disciples;  ce que les pharisiens ayant vu, ils dirent à ses disciples, Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?  Et Jésus, l'ayant entendu, leur dit, Ceux qui sont en bonne santé n'ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal.  Mais allez et apprenez ce que c'est que, Je veux miséricorde et non pas sacrifice; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. (Matthieu 9:9-13 DRB)

 

On ne sait pratiquement rien de lui sinon son nom et son métier. Après la liste que Luc donne des apôtres dans

 Et quand ils furent entrés dans la ville, ils montèrent dans la chambre haute où demeuraient Pierre, et Jean, et Jacques, et André, Philippe et Thomas, Barthélémy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon Zélote, et Jude frère de Jacques. (Actes 1:13 DRB)

 

il disparait de l'histoire de l'Eglise à part quelques allusion qui sont certainement légendaires.

D'après Eusèbe (325 AD) qui cite Papias (100 AD), Matthieu aurait composé son évangile en Araméen et il aurait ensuite était traduit en grec.

Irénée (225 AD) dit que Matthieu a écrit un évangile parmi les Hébreux dans leur propre dialecte, alors que Pierre et Paul prêchaient à Rome...

 

 

 

AUTHOR: Matthew. The Bible in no place says that Matthew is the author; however, the evidence for Matthew’s authorship is strong.

 

 1. Early writers have always credited the Gospel to Matthew.

William Barclay quotes one of the earliest church historians, a man named Papias (A.D. 100), as saying, “Matthew collected the sayings of Jesus in the Hebrew tongue” (The Gospel of Matthew, Vol.1. “The Daily Study Bible.” Philadelphia, PA: The Westminister Press, 1956, p.xxi). Irenaeus (about A.D. 175), the saintly bishop of Lyons, wrote: “Matthew also issued a written Gospel among the Hebrews in their own dialect, while Peter and Paul were preaching at Rome and laying the foundations of the church” (Irenaeus, Against Heresies, 3.1.1).

 

 2. Matthew was qualified to write the Gospel.

He had been a tax collector which means that he was involved in large business transactions. A study of the Gospel shows that the author had an interest in figures, large numbers (Matthew 18:24; Matthew 28:12), and statistics (Matthew 1:17). The detailed messages of Jesus point to a man experienced with shorthand which he had apparently used in business transactions. Very little is given in the Scripture about Matthew.

a. He was one of the twelve apostles (Mark 2:14).

b. He left all to follow Christ (Luke 5:27-28).

c. He introduced his friends to Christ by inviting them to a feast which he gave in honor of Christ (Luke 5:29).

 

DATE:

Uncertain. A.D. 50-70. It was written some years after Jesus’ ascension, but before A.D. 70.

 

 1. The fall of Jerusalem, A.D. 70, is prophetic (Matthew 24:1f).

 2. The statements such as “unto this day” (Matthew 27:8) and “until this day” (Matthew 28:15) suggest a date sometime after Jesus’ ascension, but not too far in the distant future.

 3. The scattering of the Jerusalem Church due to persecution (Acts 8:4) suggests a date sometime after the ascension. A Gospel would not have been necessary so long as the church and apostles were together.

 4. The quote by Irenaeus points to Matthew writing during Nero’s reign, “while Paul and Peter were in Rome.”

 

 

 

 

B. Thème

 

Le thème de l'Evangile de Matthieu est annoncé par les mots d'ouverture du livre:

 

 Livre de la généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham, (Matthieu 1:1 DRB)

 

La phraséologie ressemble à celle de la Genèse qui est divisée en sections par l'utilisation de la même phrase:

 

  Ce sont ici les générations des cieux et de la terre lorsqu'ils furent créés, au jour que l'Eternel Dieu fit la terre et les cieux, (Genèse 2:4 DRB)

 C'est ici le livre des générations d'Adam. Au jour où Dieu créa Adam, il le fit à la ressemblance de Dieu. (Genèse 5:1 DRB)

 Ce sont ici les générations de Noé, Noé était un homme juste; il était parfait parmi ceux de son temps; Noé marchait avec Dieu. (Genèse 6:9 DRB)

 

 Chaque utilisation est une étape du développement de la promesse Messianique. Les liens dans l'histoire du peuple de Dieu traversent la Genèse et l'un apparait en Ruth 4/18, où la lignée Messianique finit avec David.

Matthieu reprend la généalogie à ce point et illustre son accomplissement en Jésus.

 

 

 

C. Particularités

 

Aspects Particuliers

 

1. Matthieu est l'Evangile du Roi !

 

Non seulement la doctrine du royaume est soulignée par Matthieu, mais au travers de tout l'évangile la Royauté de Christ est proéminente.

La généalogie du premier châpitre suit la lignée royale de Juda.

L'attitude d'Hérode est provoquée par le fait qu'il voit en Jésus qui vient de naître un rival politique.

L'entrée à Jérusalem souligne Son arrivée en tant que Roi, montant paisiblement un âne.

Dans le discours eschatologique il prédit qu'il s'assiéra sur le trône de Sa Gloire.

L'inscription qui se trouve au dessus de la croix, placée par Ponce Pilate était:

                            

 Et ils placèrent au-dessus de sa tête son accusation écri