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Revenons à la base

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Matthieu 22:34-40

Notes & Transcripts | Handout
Une des grandes formations de l’histoire du football américain s’appelle les Packers de Green Bay. Ils avaient un entraîneur légendaire du nom de Vince Lombardi. Aujourd’hui, le trophée remis à l’équipe championne dans la NFL s’appelle le trophée Vince Lombardi. Lorsque l’équipe s’assemblait avant la saison pour leur camp d’entraînement, l’entraÎneur Lombardi commençait en allant droit au but. Il se plaçait devant son équipe pour leur dire, “Messieurs, ceci est un ballon de football.” Même s’il s’adressait à des professionnels, il recommençait avec la base à chaque année.
Parfois on se préoccupe de grandes choses, mais on laisse filer les choses de bases qui sont vraiment importantes. Dans notre poursuite de ce qui semble avancé ou important à nos yeux, nous laissons aller les choses qui nous ont amenées au point où nous en sommes.
L’an dernier, les journaux montréalais ont mis une très triste histoire en manchette. Une joueuse de tennis montréalaise, connue mondialement, a défrayé la manchette. Sa mère voyage beaucoup avec elle autour du monde, pour des tournois ou autre. Mais leur gigantesque maison à Westmount, quartier très huppé de Montréal, était laissée à elle-même. Les rats et la vermine s’étaient installés. L’insalubrité était irréversible. Cette énorme maison de gens riches allaient devoir être démolie tellement c’était sale et laissé aller. Pendant ce temps, la propriétaire, la maman de la joueuse de tennis, demeurait des des hôtels 5 étoiles sur tous les continents, mais sa maison était en ruines.
De la même façon, nous pouvons parfois laisser aller la base pour s’occuper à ce qui semble plus noble. Nous pouvons laisser les choses essentielles pour nous consacrer aux choses secondaires. Ce n’est jamais bien.
À l’époque de Jésus, un groupe en particulier était connu pour leur passion envers les détails avancés de la loi de Dieu. Ils mettaient des piquets le long des routes pour dire aux juifs, “Vous ne pouvez pas dépasser cette ligne le jour du sabbat, le samedi.” Ils se souciaient des épices dans la cuisine, s’assurant d’en donner la dîme. Leur habillement était soigné et choisi pour bien paraître devant les hommes.
Mais en même temps, ils refusaient souvent d’aider leurs parents dans le besoin. Ils priaient des prières très éloquentes; mais ils ne le faisaient que pour l’apparence; leurs prières privées n’avaient rien en commun avec leurs prières publiques.
Ces pharisiens critiquaient leurs ancêtres parce qu’ils avaient persécuté, et même parfois tué, les prophètes comme Jérémie, par exemple. Ils allaient aux tombeaux de ces prophètes pour les décorer, comme pour se distancer des actes de leurs ancêtres. Mais en même temps, ils se préparaient à mettre à mort Jésus, le Sauveur du monde.
Les rabbins juifs avaient subdivisé la loi en 613 commandements. 248 de ces commandements étaient “affirmatifs”: des choses qu’on doit faire. 365 de ces commandements étaient “négatifs”: des choses qu’on ne doit pas faire.
Selon le commentateur biblique John Phillips, les rabbins avaient des débats qui duraient des années, où plusieurs points de vue étaient exprimés sur un commandement comme, “Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère.” (Exode 23:19)
Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère.
Ces gens étaient pris dans les engrenages les plus complexes de leur religion. Mais ils avaient perdu de vue que leur responsabilité première était d’aimer Dieu, et de l’aimer de toute leur personne!
Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère.
Nouvelle Édition de Genève. Romanel-sur-Lausanne: Société Biblique de Genève, 1979. Print.
C’est dangereux de se perdre de vue les choses de base de la foi. C’est alors qu’on perd notre identité de chrétien. C’est là que le nom du Seigneur Jésus en prend un coup. C’est là que le monde trouve du mal à dire des enfants de Dieu.
J’ai bien peur que nous avons un problème, aujourd’hui. C’est un problème qui est généralisé parmi les disciples de Christ, parmi les enfants de Dieu. Mais nous ne sommes pas venus ce matin pour parler du chrétien moderne typique. Nous sommes venus pour regarder la Bible et nous évaluer vous-mêmes. Ce matin, pour les prochaines minutes; il n’y a que deux personnes dans la salle. Jésus-Christ et vous-même.
La question: Est-ce que vous aimez Dieu de tout votre être, oui ou non?
Peut-être êtes-vous bien habillé? C’est bien mais c’est un détail. Peut-être êtes-vous un expert en prophétie? C’est bon, mais ce n’est pas la priorité première. Peut-être êtes-vous très doué dans l’oeuvre du Seigneur? Peut-être, mais ce n’est pas ce que Dieu regarde.
Examinons LE commandement que Jésus lui-même a identifié comme étant LE commandement que nous devons observer, garder aujourd’hui.

I. Centrer son coeur sur Dieu.

Jésus veut que 100% de notre coeur soit occupé à aimer Dieu. Il veut que notre personne toute entière ait une grande passion…: Dieu. Il veut que nous soyons des passionnés de Dieu.
Le coeur est un mot au sens assez large dans la Bible. En fait les autres éléments du commandement résument assez bien ce qu’est le coeur. Le coeur est le centre de direction de notre vie. C’est là qu’habitent nos passions, nos désirs, nos méditations, nos affections.
Sans vouloir s’embourber dans le dictionnaire, pour ceux qui voudraient étudier davantage, voici ce qu’est le coeur selon des dictionnaires bibliques:

Les concepts modernes de caractère, personnalité, volonté et esprit en reflètent tous quelque chose. L’usage du mot dans le NT est similaire ; là, le cœur est le siège de la volonté (Mr 3.5), de la pensée (Mr 2.6) et des sentiments (Lc 24.32). C’est donc dans le NT le terme le plus proche du mot « personne » mais « esprit » est le terme moderne qui se rapproche le plus de l’usage biblique général du mot « cœur ». Ryder-Smith suggère que le grand commandement (Mr 12.30) signifie probablement : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur — c’est-à-dire de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force ».

À l’exception près de quelques allusions à l’organe physique (par exemple 1S 25.37), le mot cœur désigne l’homme intérieur dans un sens large. La pensée hébraïque concevait l’homme comme un tout avec la somme de ses attributs physiques, intellectuels et psychologiques ; elle plaçait le cœur au centre de contrôle de tout cela. Ainsi, les termes modernes de caractère, personnalité, volonté, pensée, émotions captent quelque chose de la signification profonde de cœur dans son utilisation vétéro-testamentaire.

Le commandement de Deutéronome 6:5 et 10:12 était d’aimer Dieu de tout son coeur. Dans divers endroits cela est développé en disant d’aimer Dieu de son âme, de sa pensée et de sa force.
Le grand commandement commence avec un plan large, puis on fait un “zoom” pour regarder plus précisément ce que ça veut dire d’aimer Dieu de tout son coeur.
Nous portons notre coeur dans plusieurs directions. Nous cherchons à aimer notre métier ou notre carrière. Nous cherchons à aimer l’école. Nous cherchons des activités qui nous plaisent. Nous cherchons la richesse. Nous aimons notre famille. Pourtant, toutes ces choses nous ont été données par Dieu et pour Dieu et ce n’est que lorsque notre coeur est porté vers lui que nous pouvons refléter l’amour de Dieu dans ces directions.
1001 Illustrations that Connect Illustration 4: Billy on Aging

Anne Graham Lotz recounted a conversation with her father, Billy Graham, on the subject of aging. “All my life, I’ve been taught how to die,” Billy told her, “but no one ever taught me how to grow old.”

She replied, “Well, Daddy, you are now teaching all of us.”

Lotz said she has already learned from her father: “When you get older, secondary things, like politics, begin to fall away, and the primary things become primary again. For Daddy, the primary thing is, as Jesus said, to try to love God totally and to love our neighbor as ourselves.”

La vie et le temps auront soin de vous montrer que rien d’autre n’est durable ni important. Seulement d’aimer Dieu et d’aimer son prochain comme soi-même. Toutes les autres poursuites sont vaines et nous laisserons déçus!

II. Diriger ses émotions vers Dieu.

Jésus ouvre la bouche pour répondre au pharisien. Il ne choisit pas un des Dix Commandements. Il ne choisit pas un commandement négatif “Tu ne feras point cela”. Plutôt que de prendre un commandement qui dit de ne pas faire quelque chose que nous avons fait, il choisit un commandement positif, un commandement qui dit de faire quelque chose, mais que nous n’avons pas fait.
En fait, Jésus ramène les juifs vers leur confession, qu’ils répétaient sans cesse, chaque jour pour plusieurs.
Deutéronome 6:4-5

Ecoute, Israël! L’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel.

5 Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. 6Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur.

Jésus nous dit d’aimer Dieu de toute notre âme. C’est un plus précis que de l’aimer de tout notre coeur. Mais encore le mot “âme” doit être défini pour que nous puissions obéir au commandement:

Dans de nombreux cas, et plus particulièrement dans les Psaumes, il s’applique au principe de la vie. Il se réfère également à divers états de conscience, et notamment au refus de la nourriture (Jb 33.20) ou à la source des émotions (Ps 86.4), et il est associé à la volonté (Ps 24.4). Il désigne également la personne entière (Gn 2.7 ; Ez 18.4)

On pourrait y passer beaucoup de temps, mais on peut au moins dire ceci: Jésus exige que nous aimions Dieu avec toute l’émotion donc il nous a dotée.
Alors que Dieu promène ses regards sur nous ce matin, ses yeux ne s’arrêtent pas sur nos vêtements pour voir ce que nous portons. Il ne s’arrête pas à l’expression sur notre visage, pour voir ce qu’il projette. Il ne s’arrête pas sur les détails. Comme il l’a dit à Samuel qui allait oindre David roi, il ne regarde pas à ce qui frappe les yeux. Il regarde au coeur!
L’inverse de l’émotion, c’est l’ennui. Si vous trouvez Dieu ennuyeux; si vous trouvez son adoration ennuyeuse, si sa Parole et la prière vous endorment, il y a sans doute lieu de demander pardon et de se repentir.
:4

Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour.

Je ne veux pas que Dieu dise, “J’ai quelque chose contre toi...”
J’ai parfois eu à faire de la relation d’aide avec des couples en difficulté. Sans vouloir sur-simplifier la chose, savez-vous quand certains de ces couples étaient en détresse? Quand le mari commençait à avoir trop d’affection pour une autre femme ou même pour un passe-temps. Ou quand la femme commençait à avoir trop de passion pour sa carrière, ses émotions pour son mari s’affaiblissaient.
Lorsque nous aimons autre chose trop, nous n’aimerons pas Dieu comme nous le devons. Nous n’aimons plus Dieu de tout notre coeur. Nos émotions, notre volonté, nos désirs sont investis ailleurs. Et nous brisons le premier et le plus grand commandement.
Un livre qui m’avait beaucoup frappé était le livre Radical, par David Platt. Cela relate sa déception devant le christianisme occidental, suite à un voyage en Birmanie, dans un pays où les croyants sont persécutés.
Si nous allons garder un commandement, un seul, c’est celui-ci que Dieu veut que nous gardions. En fait, lorsque nous obéissons à ce commandement, les autres ne seront pas pénibles.

III. Concentrer ses pensées sur Dieu.

Ce qui enflamme nos émotions va habiter nos pensées, et ce à quoi nous pensons va occuper nos émotions. Mais nous avons plus de contrôle sur nos pensées que sur nos émotions, pour la plupart. Nous devons discipliner nos pensées pour que Dieu occupe la première place.
Chaque époque et chaque culture a ses défis pour le chrétien. Dans certains endroits, c’est la persécution ouverte et le danger physique. Pour d’autres, c’est l’occulte au vu et au su de tous. Pour nous ici, je crois que le défi au Québec en 2017 est de donner à Dieu sa place dans nos pensées.
Nous avons
Si je veux prendre le temps de faire mon culte personnel, ou même me concentrer sur la rédaction d’un message, je m’assure que mon programme de courriels est fermé, que mon téléphone est en mode “avion” ou en mode ne pas déranger. Parce que trop souvent, le téléphone sonne en plein milieu, les alertes Facebook ou les courriels viennent me distraire, sans compter toutes les choses que j’ai entendues à la radio ou dans tous les autres médias.
2 Corinthiens 10:5

Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ.

Nous étions en voiture hier, et Daniel a vu un commerce sur le bord de l’autoroute, et nous a demandé ce que c’était. Nous lui avons répondu que c’est un endroit où vont des gens qui ne connaissent pas Dieu. Il avait plusieurs questions, puis nous lui avons demandé de cesser de penser à ça. Nous lui avons demandé, “Comment est-ce que tu peux penser à quelque chose de bien plutôt qu’à ça? Il nous a répondu qu’il pouvait répéter un verset biblique qu’il avait mémorisé, ou qu’il pourrait chanter un cantique.
Mon désir est que chaque personne reparte avec la ferme résolution d’aimer Dieu avec toute sa pensée. Le commandement n’est même pas de faire de la place pour Dieu dans nos pensées. Mais c’est de l’aimer de toute notre pensée! Qui a déjà fait ça?
Philppiens 4:7

Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.

Si vous êtes trop occupé pour penser à Dieu, je redoute que vous soyez tombés dans un piège du diable. // Si Satan peut vous fournir assez de matériel pour vous garder occupé à penser à autre chose qu’à votre Sauveur, il faut admettre que vous êtes dans la position où il vous veut.
Proverbes 23:26

Mon fils, donne-moi ton cœur,

Et que tes yeux se plaisent dans mes voies.

IV. Utiliser sa force pour Dieu. (Marc 12:30)

Nous sommes une génération souvent épuisée. Nous utilisons beaucoup de forces dans bien des directions. Cependant, peu de force semble déployée pour Dieu.
Nous faisons beaucoup d’efforts pour ce qui est temporel. Mais est-ce que notre force est premièrement réservée pour ce qui est éternel?
Notre force est toujours déployée vers ce qui occupe notre coeur. Nous choisissons où investir nos énergies avant même que l’occasion se présente pour le faire. L’inclinaison de notre coeur le décide.
J’ai peur que nous aurons honte devant Christ. Un chant que j’aime bien en anglais résume cette pensée : Dans le ciel, quand je regarderai son visage, je me dirai que j’aurais du lui en donner plus.
Nous n’avons qu’une seule vie à vivre. Et la seule chose qui comptera rendu au ciel, c’est ce que nous avons fait pour Dieu.
Si vous ne faites jamais rien pour le service de Dieu, pouvez-vous vraiment dire que vous aimez Dieu “de toute votre force”?
Conclusion
Quelle est la grande passion de votre vie? Tout le monde va probablement dire, “Dieu” ou “le Seigneur” etc.
Mais si on regarde notre budget, ou notre agenda, quelle est la grande passion qui en ressort?
Est-ce le temps de revenir aux sources; de revenir à la base? La base de la vie chrétienne, c’est d’aimer Dieu plus que toute autre chose.
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