Faithlife
Faithlife

CHAPÎTRE 15 «LE SACRIFICE ET L'EXPIATION»

MULTIPLIEZ-VOUS  •  Sermon  •  Submitted
0 ratings
· 5 views
Notes & Transcripts
CHAPÎTRE 15 : LE SACRIFICE ET L’EXPIATION
Voici la meilleure nouvelle qui soit : Dieu invite l’humanité à entrer en relation avec lui !
Malheureusement,
chaque fois que Dieu établit une alliance avec les hommes, cela génère de vives tensions.
En définitive, est-ce vraiment possible pour un Dieu saint d’être connecté durablement avec des hommes pécheurs ?
À ce stade de la grande histoire biblique, plusieurs questions se posent : Dieu devrait-il exiger moins des hommes ? (Mais en serait-il capable s’il le désirait ?)
Le peuple de Dieu sera-t-il capable de mener une existence sans péché afin de demeurer dans la présence de Dieu ?
Dans tous les cas, la réponse est non.
Dieu ne peut ni ne veut abaisser son niveau d’exigence… ni réduire sa sainteté !
Et depuis la chute, les humains sont incapables de vivre sans pécher et d’être moralement assez purs pour s’approcher de Dieu par leurs propres moyens.
Pour préserver la relation entre Dieu et l’humanité, il faut résoudre l’inévitable problème du péché.
La réponse fournie par Dieu lui-même, c’est le sacrifice.
De nos jours, la plupart des chrétiens comprennent que lorsque Jésus est mort, il a été sacrifié à leur place.
Ce qui échappe à beaucoup, par contre, c’est le rôle majeur des sacrifices dans l’Ancien Testament.
Nous comprenons assez facilement qu’en mourant sur la croix, Jésus a payé pour nos péchés et a rendu possible une relation entre Dieu et nous.
Or, nous avons un peu plus de mal à comprendre que cette mort est le point culminant de la grande histoire qui se déroule à travers tout l’Ancien Testament et dont les thèmes centraux sont péchés et sacrifices.
C’est uniquement uniquement en saisissant l’importance du système sacrificiel de l’Ancien Testament que nous voyons combien l’Ancien Testament et le Nouveau Testament se rejoignent parfaitement en une seule et merveilleuse histoire.
Jésus n’a pas décidé sur un coup de tête que sa mort sur la croix allait résoudre le problème du péché !
Puisque le système sacrificiel de l’Ancien Testament exigeait un sacrifice en cas de péché, Jésus s’est offert lui-même en sacrifice ultime pour l’humanité.
1. Que sais-tu au sujet des sacrifices présents dans l’Ancien Testament ?
As-tu déjà pris en compte le système sacrificiel de l’Ancien Testament pour réfléchir au sacrifice de Jésus ? De quelle manière ?
Les sacrifices dans l’Ancien Testament Les sacrifices sont présents dans tout l’Ancien Testament.
Souvenez-vous de l’histoire d’Adam et Ève : remplis de honte après avoir mangé du fruit défendu, ils ont tenté de dissimuler leur nudité avec des feuilles.
Voyant cela, Dieu leur a confectionné des habits à partir de peaux de bêtes : cette solution préfigurait la future réponse divine au problème du péché humain.
Le texte parle peu de la symbolique de ces nouveaux vêtements, et pourtant :
d’où venaient ces peaux de bêtes ?
Sans aller chercher trop loin, notons tout de même qu’il a fallu qu’un animal meure pour masquer la honte liée au péché.
Sitôt le péché entré dans le monde, la réponse de Dieu fut le sacrifice. Il faut attendre le livre du Lévitique pour en apprendre davantage sur les pratiques sacrificielles.
L’Ancien Testament mentionne néanmoins plusieurs sacrifices antérieurs.
Un épisode de la vie d’Abraham illustre particulièrement bien l’importance du sacrifice. En , Dieu demande à Abraham d’offrir en sacrifice Isaac, son fils unique.
Au premier abord, une telle requête peut sembler cruelle ou même absurde. Comment Dieu peut-il exiger cela d’Abraham ?
Mais cette demande prend tout son sens au fur et à mesure du déroulement de l’action (et de la Bible dans son ensemble).
Souvenez-vous que Dieu a promis de faire d’Abraham une grande nation, et qu’Isaac est son seul descendant.
Pour Abraham, quel dilemme ! Doit-il obéir à Dieu ? Ne vaut-il pas mieux préserver la vie de son fils en vue de l’accomplissement de la promesse divine ?
Abraham choisit pourtant l’obéissance, confiant dans la puissance de Dieu, capable de ressusciter ce fils d’entre les morts ().
«Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection.»

Il arrive au lieu désigné pour le sacrifice, prépare l’autel et lève la main pour mettre à mort son fils unique. Mais au dernier moment, Dieu arrête son geste et met un bélier à sa disposition, pour qu’il le sacrifie à la place d’Isaac.

Quelle histoire étonnante !

Voici ce qu’elle nous enseigne au sujet de la nature du sacrifice :

En premier lieu, elle suggère que Dieu pourrait potentiellement accepter un sacrifice humain pour le péché (même s’il ne l’autorisera qu’au moment de la mort de Jésus).

En second lieu, elle nous montre que Dieu peut accepter un substitut : dans ce cas, le bélier sacrifié à la place d’Isaac. La signification de l’offrande d’Abraham ne prend tout son sens qu’au moment du sacrifice de Jésus dans le Nouveau Testament.

Par sa vie, sa mort et sa résurrection, Jésus a incroyablement magnifié les croyances, les rituels et les pratiques de l’Ancien Testament.
2. Pourquoi les sacrifices occupent-ils une place si importante dans l’Ancien Testament ?
Le sacrifice dans la loi de Moïse Les sacrifices d’animaux sont occasionnels durant la première partie de l’Ancien Testament.
Une fois la loi confiée à Moïse, ils deviennent partie intégrante de la vie du peuple d’Israël.
La loi régit de nombreux aspects de l’existence des Israélites : vie civile, gouvernement, comportement, religion et cérémonies. Elle détaille quand, quoi et comment offrir un sacrifice.
Chaque type de sacrifice ou d’offrandes remplit une fonction différente avec, toutefois, un dénominateur commun : témoigner de la gratitude envers Dieu, présenter un cœur repentant et expier le péché. Pour mieux saisir l’importance de l’expiation du point de vue théologique, intéressons-nous à l’origine du verbe « expier ».
Il découle du verbe latin expiare signifiant : « purifier et réparer ».
L’expiation a donc pour objectif de se réconcilier, de se racheter et de faire la paix.
Au travers de l’expiation, les personnes séparées de Dieu à cause de leurs péchés peuvent à nouveau être « pures » et « en ordre » avec lui.
Voilà pourquoi, en plus de fournir le moyen de manifester son amour et sa gratitude envers Dieu, la loi de Moïse délivre aussi des instructions précises quant à la manière d’expier le péché.
En sacrifiant des animaux, les Israélites expriment leurs regrets et leur désir de renouer avec Dieu.
Ces sacrifices tiennent également lieu de substitut offert en lieu et place du peuple d’Israël.
Comprenons bien les notions de sacrifice et d’expiation.
En particulier si nous avons parfois tendance à accomplir de bonnes actions dans l’espoir de compenser les mauvaises !
Les sacrifices permettaient aux Israélites d’expier leurs péchés.
Comme eux, nous devons apprendre à placer tous nos espoirs dans un seul sacrifice : celui de Jésus, ainsi que l’explique clairement le Nouveau Testament.
2. Quel rôle les sacrifices jouent-ils dans la relation entre le peuple d’Israël et son Dieu ?
Du sang pour marquer les esprits
Le sang !
La loi de l’Ancien Testament en est pleine. Il nous éclabousse à chaque page du Lévitique !
Pourquoi ?
Parce qu’il fallait du sang pour qu’un sacrifice soit efficace : « En effet, la vie d’un être est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel afin qu’il serve d’expiation pour vos âmes, car c’est par la vie que le sang fait l’expiation » ().
Imaginez votre vie du temps du peuple d’Israël. Comme tous les peuples de la terre, vous avez tendance à pécher.
Mais régulièrement, on vous rappelle que vous devez faire des sacrifices rituels afin d’expier votre péché et de rétablir la paix avec Dieu.
Chaque fois qu’un sacrifice est offert (et cela arrive souvent), un animal est mis à mort, son sang coule, et ce sang est répandu sur l’autel.
Imaginez la scène : la saleté, le sang, l’odeur, etc.
Chaque fois que vous y assistez, ce spectacle vous rappelle l’importance de votre péché et ses sinistres conséquences. Vous en restez marqué à vie : tout cela arrive à cause de votre péché !

Et vous êtes reconnaissant que cet agneau, ce bélier ou ce taureau soit mort à votre place.

De nos jours, nous ne sommes plus obligés d’offrir des animaux en sacrifice.

Mais ces pratiques dépeintes dans l’Ancien Testament montrent clairement le sérieux du problème du péché.

3. En quoi le système sacrificiel de l’Ancien Testament devrait-il faire évoluer notre regard sur nos propres péchés ? Le jour des expiations Comment des humains pécheurs peuvent-ils se tenir dans la présence d’un Dieu saint ?
La réponse se trouve, de manière générale, dans tout le système sacrificiel.
Mais la réponse se trouve aussi, d’une manière toute particulière, dans une fête officielle détaillée dans le milieu du livre du Lévitique : il s’agit du jour des expiations, le yom kippour (que les Juifs célèbrent encore aujourd’hui).
Chaque année, les Israélites fêtaient le jour des expiations. Dieu pardonnait les péchés de son peuple et lui permettait de s’approcher de lui.
4. Lis . Que retiens-tu de la description du jour des expiations ?
À la lecture de , une chose est sûre : Dieu prend l’adoration de sa personne très au sérieux ! Aaron (le frère de Moïse et premier grand-prêtre) reçoit de Dieu des instructions très détaillées qui lui permettront d’entrer dans sa présence.
Le reste du chapitre décrit le déroulement du jour des expiations.
Une seule fois par an, un Israélite (le grand-prêtre) est autorisé à entrer dans le lieu très saint et à se tenir devant Dieu au nom du peuple.
Le grand-prêtre doit apporter le sang d’un animal sans défaut.
Trois animaux sont utilisés au cours de cette cérémonie.
Tout d’abord un taureau doit être sacrifié pour expier les péchés du grand-prêtre : personne, pas même lui, n’est assez saint ou parfait pour s’approcher de Dieu.
Ensuite deux boucs. Le premier est sacrifié et son sang est répandu sur le couvercle de l’arche de l’alliance, en plus du sang du taureau.
Réfléchissons bien à la signification de tout cela. À l’intérieur du saint des saints, la présence de Dieu surplombe l’arche de l’alliance.
Dans celle-ci se trouve une copie de la loi enfreinte par le peuple d’Israël.
Le couvercle de l’arche (également appelé « propitiatoire ») est aspergé de sang sacrificiel.
Grâce au sang de la victime offerte à la place du peuple pécheur, la colère divine est apaisée.
Dieu voit le sang de l’expiation en lieu et place des infractions faites à la loi.
L’animal sacrifié est mort afin que l’ensemble du peuple de Dieu puisse rester en vie. Essayez de vous représenter la force de cette scène.
Vous vous tenez à l’extérieur du saint des saints.
Le grand-prêtre y pénètre pour apporter l’offrande au nom du peuple : cet homme pécheur vient d’entrer dans la présence du Dieu tout-puissant !
Quand il ressort de la tente sain et sauf, vous débordez de joie : le sacrifice a été accepté.
Vos péchés sont expiés. Le prêtre se saisit alors du deuxième bouc (le premier ayant été sacrifié).
Symboliquement,
il pose ses mains sur la tête de l’animal et le charge de tous les péchés du peuple. Puis il le chasse et « le bouc emporte sur lui toutes leurs fautes dans une terre aride. »
C’est une autre manière d’illustrer le devenir des péchés du peuple de Dieu : leurs transgressions sont ôtées, éloignées d’eux et ne peuvent revenir. Il n’y a plus de culpabilité ni de condamnation.
Toutefois, la joie inexprimable causée par le pardon des péchés finit pourtant toujours par se ternir.
En effet, année après année, la cérémonie doit se répéter, car Israël ne cesse de pécher.
Et tout au long de l’année, un système sacrificiel très détaillé fait partie de la vie des Israélites.
Le péché n’est pas un problème externe à l’être humain. Non. Il fait partie de ce que nous sommes et se manifeste continuellement de mille et une manières. Les Israélites y étaient confrontés quotidiennement.
5. Que nous apprend le jour des expiations au sujet de la nature du péché et de la réalité du pardon ?
Les limites des sacrifices d’animaux Le système sacrificiel de l’Ancien Testament a ses limites. Preuve en est la nécessité d’offrir toujours et à nouveau les mêmes sacrifices.
Mais ce n’est pas l’unique problème.
Le simple fait d’effectuer un acte rituel n’a jamais garanti l’efficacité de ces sacrifices. Dès le départ, le cœur et l’état d’esprit de l’adorateur ont primé sur la valeur de son offrande.
Dieu le déclare explicitement par la bouche du prophète Osée : « Je prends plaisir à la bonté et non aux sacrifices, à la connaissance de Dieu plus qu’aux holocaustes » ().
Le livre de Malachie révèle probablement le mieux les limites des sacrifices d’animaux. Dieu dit ouvertement à son peuple que ses sacrifices sont inutiles.
Les Israélites avaient en effet respecté les formes extérieures du système sacrificiel mais leur cœur n’y était pas.
Alors, ils n’agissaient que par habitude et n’offraient plus à Dieu les meilleures bêtes de leurs troupeaux. C’est pourquoi Dieu leur dit : « Lequel de vous fermera les portes pour que vous n’allumiez plus inutilement le feu sur mon autel ? Je ne prends aucun plaisir en vous, dit l’Éternel, le maître de l’univers, et je n’accepte pas les offrandes de votre main » ().
Aux yeux de Dieu, un petit quelque chose vaut sûrement mieux que rien du tout, non ? Il devrait être content que nous pensions un peu à lui, même si nous ne lui donnons pas le meilleur de nous-mêmes, pas vrai ?
Dieu dit exactement l’inverse : plutôt que de voir le peuple offrir des sacrifices avec nonchalance, il préférerait fermer les portes et tout arrêter !
Pourquoi ?
Parce que Dieu est saint et que son nom est grand : « En effet, du soleil levant au soleil couchant, mon nom est grand parmi les nations, et partout on fait brûler de l’encens en l’honneur de mon nom, on présente des offrandes pures. Oui, mon nom est grand parmi les nations, dit l’Éternel, le maître de l’univers » ().
Cette piété vide de sens offense profondément Dieu, au point qu’il menace de prendre les excréments des sacrifices pour en recouvrir le visage des Israélites : « Me voici, je menace votre descendance et je vous jetterai des excréments au visage, les excréments des victimes que vous sacrifiez, et on vous emportera avec eux » (). Voilà de quoi nous rappeler que Dieu prend l’adoration et le sacrifice très au sérieux : nous devons faire de même !
7. Ce qui est important pour Dieu c’est la disposition du cœur de celui qui l’adore. En quoi ceci devrait-il influencer notre manière de le louer et de nous approcher de lui jour après jour ?

Le sacrifice ultime Tout ce que nous avons découvert au sujet du système sacrificiel de l’Ancien Testament trouve son accomplissement dans le sacrifice de Jésus-Christ.

Les sacrifices régulièrement offerts par le peuple d’Israël ont planté le décor pour la venue de Jésus.
Avec lui, le système sacrificiel prend enfin tout son sens.
Prenez le temps de lire à 10.25.
Hébreux 9.11–10.25 LSG
Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’est pas de cette création; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d’une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant! Et c’est pour cela qu’il est le médiateur d’une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’héritage éternel qui leur a été promis. Car là où il y a un testament, il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée. Un testament, en effet, n’est valable qu’en cas de mort, puisqu’il n’a aucune force tant que le testateur vit. Voilà pourquoi c’est avec du sang que même la première alliance fut inaugurée. Moïse, après avoir prononcé devant tout le peuple tous les commandements de la loi, prit le sang des veaux et des boucs, avec de l’eau, de la laine écarlate, et de l’hysope; et il fit l’aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple, en disant: Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous. Il fit pareillement l’aspersion avec le sang sur le tabernacle et sur tous les ustensiles du culte. Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là. Car Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. Et ce n’est pas pour s’offrir lui-même plusieurs fois qu’il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger; autrement, il aurait fallu qu’il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut. En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection. Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés? Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices; car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps; Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j’ai dit: Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté. Après avoir dit d’abord: Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi), il dit ensuite: Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi; car, après avoir dit: Voici l’alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs coeurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute: Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché. Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un coeur sincère, dans la plénitude de la foi, les coeurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle. Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la charité et aux bonnes oeuvres. N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.
HÉB 9
C’est l’occasion de mettre en application les enseignements tirés du livre de Malachie. Vous pouvez adorer Dieu avec excellence. Lisez ce passage avec tout votre cœur. Ne vous contentez pas de le survoler : étudiez-le soigneusement, respectueusement, comme un acte d’adoration.
8. Lis à 10 : 25.
Réfléchis à ce que tu as appris au sujet du système sacrificiel de l’Ancien Testament et à ce que tu viens de lire : en quoi le système de sacrifice et d’expiation de l’Ancien Testament nous aide-t-il à mieux comprendre la portée de la mort de Jésus ?
9. Passe un moment dans la prière. Demande à Dieu de toucher ton cœur en te montrant la portée du sacrifice de Jésus pour toi. Demande-lui de te révéler ton péché.
Prie-le de te donner la force et la motivation nécessaires pour identifier et déraciner ce péché. Demande à Dieu de faire de ta vie ce « sacrifice vivant » décrit par Paul en . Et surtout, rends grâce à Dieu d’avoir offert Jésus en sacrifice à ta place.
RELATED MEDIA
See the rest →
RELATED SERMONS
See the rest →